First report of the commissioners appointed to inquire into the origin and nature, &c. of the cattle plague : with the minutes of evidence and an appendix.
- Great Britain. Commissioners Appointed to Inquire Into the Origin and Nature, &c. of the Cattle Plague
- Date:
- 1865
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Credit: First report of the commissioners appointed to inquire into the origin and nature, &c. of the cattle plague : with the minutes of evidence and an appendix. Source: Wellcome Collection.
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![de la machoire superieure, sur les gencives efc sur les mamelons de la face interne des joues, l’epiderme souleve par de la serosite, n’adhere plus aux parties et, se detachant facileicent sous la pression des doigts, laisse a nu des plaies vires d’un rouge fonce. A une periode plus avancee de la maladie, la tete est agitee, d’un cote a l’autre, d’une sorte de branlement qui a une certaine analogie avec celui des vieillards, et, en meme temps, les mouvements rapides de la respiration lui im- priment, a chaque fois que les flancs s’abaissent, une secousse de bas en haut. La diarrbee ne tarde pas a se manifester; ce sont d’abord des matieres excrementielles qui sont expulsees liquides, avec une grande impetuosite, et associees a des gaz qui leur donnent une fetidite caracteristique; puis, quand le canal est vide, les produits des dejections deviennent sereux; enfin, a la derniere periode, les matieres rejetees prennent unc tcinte brane qu’elles doivent au sang qui leur est associe, et rdpandent une odeur d’une extreme fetidite. A mesure que la maladie progresse, 1’afFaiblissement des forces s’accuse davantage; les mu lades tombent dans un ft at d’extreme prostration ; e’est a peine s’ils peuvent se tenir debout et s’ils ont la force de conserver l’equilibre, quand on les oblige, par l’excitation des aiguillons ou des chiens, a se mettre en mouvement. La plupart du temps, ils restent couches, la tete tendue et appuyee sur le menton. La stupeur est extreme; les yeux s’enfoncent profonde- ment dans les orbites; une humeur purulente remplit le vide qui s’est forme entre le globe et les paupieres; la ma- tiere du jetage, epaisse, melee de stries sanguinolentes, souvent fetide, obstrue t.ellement les narines que les ani- maux sont obliges de respirer par la bouclie; la tempera- ture du corps est sensiblement abaissee, et quand on appose les mains sur la peau du dos et des lombes, on permit une sensation analogue a celle que donne le toucher d’un animal a sang froid. Souvent, a cette periode, se mani- feste un sym])tome tres-caracteristique, e’esi un gonflemcnt de chaque cote de l’epine du dos, determine par le deve- loppement spontane de gaz sous la peau. Quand on palpe cette region, on permit une sensation de crepitation, et si on la percute, elle rend un son analogue a celui qui se fait entendre lorsque, dans les loucheries, on frappe sur la peau d’un boeuf souffle. Quand ce symptbme est apparu, les animaux sont froids et insensibles; les mouches les couvrent comme si deja ils etaient des cadavres. Elies s’accumulent autour des ouver- tures naturelles et y deposent leurs oeufs, qui quelquefois ont le temps d’yeclore: d’oil l’appariiion d’an fait qui a ete consider^ autrefois comme une expression spe'eiale de la maladie, mais qui n’est evidemment qu’un accident se- condaire, resultant de l’etat d’insensibilite a peu pres complete dans lequel les animaux sont tombes. La secretion du lait se tavit presque entierement des les premiers signes de la maladie ; les mamelles se fletrissent et deviennent flasques et froides; quand elles donnent encore un peu de lait, ce liquide est sereux et d’une teinte jaune tres-accu3ee. Chez les femelles, il existe un svmptome tres-propre it faciliter le diagnostic de la maladie, lorsqu’on doit passer en revue un certain nombre de betes et formuler un juge- ment rapide, e’est la coloration particuliere de la membrane du vagin, qui a une teinte rouge d’acajou avec des marbrures d’une nuance plus foncee. L’amaigrissement rapide et profond des malades est un des caracteres particuliers it cette affection, et qui s’accuse a un degre d’autant plus marque que la vie se prolonge davantage; les sujets deviennent cliques; leurs muscles, effaces et parchemines, laissent apparaitre tous les reliefs du squelette, notamment a la region du bassin, dont les excavations se creusent profondement. La mort sundent d’ordinaire du troisieme au douzieme jour, rarement la vie se prolonge au delit de cette derniere periode. En resume, si on laisse de cote les details accessoires, un animal frappe du typhus se reconnait facilement a l’ensemble des symptomes suivants: attitude immobile, dos voute, membres convergents sous le corps, tete portee en avant, fixe, oreilles tombantes en arriere, regard sombre, yeux pleureurs, jetage nasal, bouche ecumeuse, tete bran- lante, gnneement des dqpts, respiration pn'upitee, bruit de cornage, tremblements generaux, diarrhees tres-abondantes et fetides, gonflement de la region dorsale par des gaz aecumuies sous ia peau, abaissement de la temperature du corps, faiblesse extreme, prostration, stupeur, coloration rouge fence avec maibrures de la membrone du vagin, tarissement du lait. Alterations propres au Typhus. Dans le troisieme estomac ou feuillet, injection des lames multiples de cet appareil, tacbes ecehymotiques diffuses sur un grand nombre, perforations ulcereuses de quelques- unes, dessiccation, sous forme de galettes, des matieres alimentaires interposees entre elles. Dans la caillette, quatrieme estomac, injection tres-vive de toutes ses duplicateurs qui ont une couleur rouge d’acajou, et, dans quelques cas, ulcerations multiples disseminees a leur surface; ces ulcerations refletent une teinte blanche lavee. Dans l’intestin grele, plaques gaufrees formees par la confluence de pustules pleines ou ulcerees sur les glandes de Peyer. Cette lesion n’est pas constante dans l’intestin grele; mais ce que l’on observe toujours sur la muqueuse de cet intestin, e’est l’injection generale avec des vergetures longitudinales, coupees irregulierement par des vergetures transverses, qui dessinent sur la membrane un reseau irregulier a grandes mailles extremement caracterise. Dans le colon, petites ulcerations extremement nom- breuses, dans le profondeur desquelles est attache un petit caillot de sang formant relief dans l’intestin; en enlevant ce caillot par le grattage, on met a nu l’ulceration assez profonde qui lui servail comme de point d’insertion. In- jection generale de toute la muqueuse du colon et de celle du rectum, vergetee et areolee comme la muqueuse de l’intestin grille. La rate est generalement same. 'laches petechiales et ecchymoses profondes dans le coeur. Emphyseme general du poumon, dont les lobules sont isoles entre les lames epaisses du tissu cellulaire, qui sont soufflees par les gaz exhales dans leurs areoles comme dans celles du tissu cellulaire sous-cutane. Injection de la muqueuse des bronches et du larynx, et exsudation it sa surface de mucosites purulentes condensees en fausses membranes dans le larynx. Aucune ulceration sur cette membrane. Le typhus contagieux des betes a cornes est une maladie qui demeure superieure dans le plus grand nombre des cas, l’experience l’a trop souvent demontre, a toutes les res- sources de l’art. Ce n’est done pas sur des moyens de traitement qu’il faut compter pour sauvegarder la fortune des particuliers et, avec elle, la fortune publique, lorsque cette epizootic s’attaque a la population bovine d’un pays, mais bien sur les precautions les plus minutieuses prises en vue d’empecher sa propagation par les differentes voies de la contagion. Les indications donnes dans cette instruction doivent vous inspirer a cet egard, monsieur le prefet, votre ligne de conduite. Tous vos efforts doivent tendre, lorsque l’epizootie s’est declares, dans une localite, a empeeher que les animaux malades puissent avoir des communications, de quelque nature qu’elles soient, avec des animaux sains. Vous ne devrez meme pas reculer, au debut de la maladie dans une contree, (levant l’abatage immediat des animaux les pre- miers malades et des animaux qui ont cohabits avec eux, si vos informations vous renseignent tres-exaetement sur la manierc dont la maladie s’est transmise, et si elles vous donnent la conviction qu’en l’etouffant dans son foyer primitif, vous pourrez arreter son expansion et prevenir sa propagation. La loi vous arme de toute l’autorite necessaire pour appliquer cette mesure commandee par l’interet public, et dont Papplication entraine, du reste, Pindemnisation legitime des proprietaires. La contagion pouvant s’effectuer a distance par les emana- tions qui se degagent du corps des animaux malades, il est necessaire qu’ils soient sequestres de la manicre la plus rigoureuse dans des locaux aussi isoles que possible de ceux qu’habitent les animaux sains; que les paturages communs, les abreuvoirs et les routes leur soient defendus; que les personnes preposees a leur donner des soins n’aient aucun contact avec les animaux non encore infecte's; que des relations ne puissent pas s’etablir par l’intermediaire d’ani- maux d’autres especcs, notamment des moutons, dont la toison touffue pent s’impregner des principes contagieux et servir a les transporter a de tres-grandes distances. Dans des occurrences comme celles qui se presentent, l’agglomeration des animaux de l’espece bovine sur les champs de foire ou sur les marches peut entrainer les con- sequences les plus facheuses; car il suffit d’un seul animal infecte pour qu’un grand nombre de ceux qui auront ete en rapport avec lui contractent la maladie et la disseminent dans une foule de directions. Il est possible aussi que des animaux, qui ne sont encore qu’a la periode d’incubation de Ia maladie, soient conduits sur les champs de foire par des proprietaires plus soucieux de leurs interets particuliers que de l’interet public. Vous aurez a voir si la gravite des circonstances ne vous impose pas l’obligation de suspendre les foires et marches publics dans les localites oil l’tfpizootie sevira; et, dans le cas oil cette mesure, toujours grave, ne vous paraitrait pas indispensable, vous devriez prescrire les plus grandes precautions pour prevenir l’introduction sur](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21309346_0214.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)