Dissertation physique de Mr. Pierre Camper, sur les différences réelles que présentent les traits du visage chez les hommes de différents pays et de différents âges, sur le beau qui caractèrise les statues antiques et les pierres gravées : suivie de la proposition d'une nouvelle méthode pour déssiner toutes sortes de têtes humaines avec la plus grande sûreté / publiée après le décès de l'auteur par son fils Adrien Gilles Camper ; traduite du hollandois par Denis Bernard Quatremere d'Isjonval.
- Date:
- MDCCXCI [1791]
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Credit: Dissertation physique de Mr. Pierre Camper, sur les différences réelles que présentent les traits du visage chez les hommes de différents pays et de différents âges, sur le beau qui caractèrise les statues antiques et les pierres gravées : suivie de la proposition d'une nouvelle méthode pour déssiner toutes sortes de têtes humaines avec la plus grande sûreté / publiée après le décès de l'auteur par son fils Adrien Gilles Camper ; traduite du hollandois par Denis Bernard Quatremere d'Isjonval. Source: Wellcome Collection.
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![c’efl: à dire, à une tête longue ou haute de 4 néz & tout le relie àpro- portion. Il faut prendre garde que la partie extérieure de l’orbite doit toujours fe trouver à une diltance égale de H G dans les 3 dernières figures. § I V. Cette propenfion en avant de la Ligne Faciale en ell le maximum ou le necplus ultra, car li elle s’avance encore d’avantage, auffitôt E y devient encore plus haute, la tête acquiert plus de 4 néz en hauteur la lèvre fupérieure devient trop petite & le vifage devient difibrme. Que ü l’on demande, préfentement... qu’efk - ce qui conllitue un beau vifage? Je réponds une difpofition des traits telle que la Ligne Faciale M G falTe un angle de 100 dégrés avec l’Horizon. Les Anciens Grecs ont pareillement donné la préférence à cet angle ; maïs li ce font les Inê- mes motifs qui leur ont enfeigné comme à moi cette proportion li par- faite des parties, voilà ce que je n’ofe déterminer. Toutefois il ell confiant que jamais] une pareille tête ne s’eft rencontrée : aulTi ne crois je pas qu’elle fe foit jamais préfentée chez les Anciens Grecs eux mêmes, car ni les Ægyptiens desquels ils font probablement defcendus ni les Perfes, ni enfin les Grecs même, ne nous ont jamais préfenté fur leurs médailles, lorsquil y étoît queftion de portraits, une forme par- eille ; témoins les portraits de Jules Céfar & femblables, de Pharna- ces &c. qu’on peut voir PI. IX. fig. 4 & 5. Le Beau Antique n’exifie donc point dans la Nature, maïs il eft une chofe purement imàginaîre. C’eft ce que Winkelmann appelle Beau Idéal demanièrè que les Artifies Grecs en repréfentant des Empereurs Romains fur les médailles, bien qu’ils fulTent obligés de garder la res- femblance, y ajoutoîent toujours quelque chofe de ce Beau idéal. Ce / N](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28041513_0111.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


