De la folie par infection palustre : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 29 juillet 1905 / par Paul Roux.
- Roux, Paul, 1878-
- Date:
- 1905
Licence: In copyright
Credit: De la folie par infection palustre : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 29 juillet 1905 / par Paul Roux. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
49/64 page 49
![loraliolo de la siibslanee cérébrale u’est pas sciisiblenieal mo- diliée. Depuis que Laveraii a démontré que le paludisme était une maladie infectieuse, il était tout naturel de faire jouer à l'infection le rôle principal dans la production (ïes troubles mentaux, et d’assimiler les fièvres intermittentes à la pneumo me, rinfluenza, la lièvre typhoïde, l’érysipèle, etc. 1/infeclion est caractérisée, dit-lM. le professeur Bouchard, par la pénétration et le développement dans l’organisme vi- vant, d'nn coulage animé aussi, et dont les exigences vitales sont en opposition avec celles du premier. Il va donc y avoir lui le, et la lutte c’est la maladie infectieuse. Il reste toujours après de pareils combats une altération de l’organisme que Ton peut expliquer par un traumatisme microbien ou une intoxication produite par ses déchets. Il paraît plus probable cependant que la cause de l’excita- lion exercée sur les centres cérébraux, soit plutôt représentée par les toxines que par l’hématozoaire. Les divers phénomè- nes nerveux qu’on rencontre au cours du paludisme, ne dis- pensent pas l.averan lui-même, de ralternative, si une toxine particulière seci‘étée par le parasite palustre lui-même, sera la cause principale de Ions ces phénomènes nerveux, ou bien si l’on pourrait en incriminer le parasite seul. La théorie des tronbles de la nutrition que MM. les profes- ï'cni’s Maii'et et Bosc ont parfaitement définie, nous paraît avoii* 1 avantage d’expliqner les tails, particulièrement pour les psy- choses post-lébriles. De ])lus, pathogéniquement, elle géné t alise et rassemlile en un même gi’oupe, toutes les aliéna- tions mentales étudiées par les auteurs sous autant de déno- minations qu’il y a de causes d’infection susceptible de les produire. Si à la période fébrile, l’action des toxines ou de l’héma- Iczoaire lui-même domine la scène pathologique, si le délire](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22421506_0051.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


