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Credit: Traitement de la syphilis / par Alfred Fournier. Source: Wellcome Collection.
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![sion Télé sur nos ])clles plages de Normandie ou de Bretagne, et voyez si vous ne rencontrerez pas là nombre de scrofuleux en puissance, ni\yM\\, plus de lésions scrofuleuses pour l'instant, mais entachés d'une tare que leurs médecins essaient bien légiti- mement de combattre par une cure préventive. Et de même pour le rhumatisme, qu'on ne combat pas seulement au moment de ses accès; — cl de même pour le paludisme, qu'on n'attaque pas seulement dans ses stades fébriles; — et de même pour la lithiase biliaire ou rénale, qu'on ne traite pas au seul moment de leurs migrations calculeuses. — Et ainsi de suite. Donc, vous le voyez, messieurs, il n'est rien d'anormal, d'irrégulier, d'extraordinaire, à faire pour la syphilis ce qu'on fait — et avec succès — pour tant d'autres maladies, c'est-à-dire à s'effor- cer de la traiter dans ses stades de repos, d'accal- mie. Traiter une maladie qui existe sûrement dans l'organisme, bien c[ue ne se traduisant par aucun symptôme actuel, cela constitue une méthode géné- rale, acceptée de tous, d'un usage journalier. Cela s'appelle « faire de la médecine préventive ». Et cette médecine préventive est de la bonne méde- cine; c'est même la meilleure de toutes quand elle est d'application possible. Pourquoi donc, en l'es- pèce, nous serait-il refusé de faire bénéficier nos malades d'un procédé thérapeutique de ce genre? Cette première objection à la méthode dont nous parlons est donc sans lamoiridre valeur. — Passons.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21986460_0512.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


