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Credit: Traitement de la syphilis / par Alfred Fournier. Source: Wellcome Collection.
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![de sypliilis, prêchent d'exemple et s'administrent régulièrement l'iodnre deux fois par an, ])ien qu'in- demnes de vieille date et très probablement guéris. L'un d'eux, médecin éminent (dont je regrette, en raison de sa haute autorité scientifique, d'être forcé de taire le nom), me disait textuellement ceci il y a quelques jours : (( Voilà dix-sept ans que j'ai eu le malheur de contracter la syphilis. Les premières années, je me suis traité au mercure, puis à l'io- dnre, comme vous me l'aviez conseillé, et rien ne s'est plus reproduit. Mais, depuis lors, je n'ai jamais cessé de me soumettre deux fois chaque année à l'iodure, et je continuerai de la sorte. Car, plus je vieillis dans la pratique, plus la conviction s'affer- mit dans mon esprit, d'après ce que je vois, que la syphilis ne fait jamais que sommeiller dans l'orga- nisme, toute prête à se réveiller à propos d'une -provocation suffisante; et, de par expérience, j'es- time qu'il est prudent de la tenir toujours en bride par une série de cures annuelles. D'ailleurs, l'io- dure n'a jamais ftiit de mal à personne, et la pré- caution ne peut avoir qu'un tort, c'est d'être super- flue. Mais, loin d'être superflue, je la considère, moi, comme nécessaire, indispensable, et je la recommande à tous mes malades, comme je m'y astreins moi-même. » Ledit collègue est-il dans le vrai? En tout cas, sans parler de cures iodurées à perpétuité,, ne con- viendrait-il pas de prolonger plus longtemps qu'on ne le ftiit généralement et que je ne le fais moi-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21986460_0543.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


