Essai sur la méningite en plaque ou scléreuse limitée a la base de l’encéphale / par Emile Labarriere.
- Labarrière, Emile.
- Date:
- 1878
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Credit: Essai sur la méningite en plaque ou scléreuse limitée a la base de l’encéphale / par Emile Labarriere. Source: Wellcome Collection.
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![pression sur les apophyses épineuses ou sur le crâne. La rotation do la tête paraît un peu douloureuse, sans raideur des muscles du cou ; les pupilles sont larges et contractiles. L&. voix est tellement na- sonnée qu'il est difflci]e cic comprendre le malade, et l'examen de la gorge montre une énorme perforation qui occupe le voile du pa- lais dans presque toute sa longueur eu s'étendant à gauche de la ligne médiane; les amygdales sont très-volumineuses, les gan- glions inguinaux et cervicaux sont durs et doublés de volume. Chute des cheveux : K... est très-chauve pour son âge. Langue humide, couverte d'un enduit assez épais; appétit passable ; ventre un peu déprimé, à parois llasques ; on ne sent pas la rate, le foie ne paraît pas trop dur, et à la percussion ces deux organes ne sem- blent pas augmentés de volume. Sonorité de l'abdomen à la per- cussion, moins marquée vers la fosse iliaque gauche. Une selle hier, un peu liquide; si l'on arrive dès qu'il demande le vase, il a déjà laissé échapper la moitié des matières dans son lit. Urine abondante, un peu trouble à la fin de la miction, sans réaction au tournesol, d'une odeur forte. Densité 1012, sans albumine; le dépôt qu'elle forme est dû à des phosphates, les autres éléments morphologiques sont sans importance. La miction ne se fait pas involontairement; au contraire, ce n'est qu'après des efforts pro- longés que l'urine commence à s'écouler. Le thorax, bien conformé, est soulevé uniformément par des inspirations profondes; partout les poumons sont sonores, et, à l'auscultation, rien d'anormal. De même pour l'appareil circulatoire : les bruits du cœur sont normaux ; 76 pulsations; tension normale. Température, 370,3 le matin; soir, 37,8. Les points importants que l'on relève dans l'examen du malade pour établir le diagnostic se résument ainsi : affection syphilitique, avouée par le malade, remontant à plus de deux ans, ayant amené de la roséole, des ulcérations de la gorge, puis une perforation de la.portion membraneuse du voile du palais avec nasonnement consécutif; plus tard, chute des cheveux dont on peut encore se rendre compte; tuméfaction des ganglions lymphatiques acces- sibles à l'exploration, indiquant que l'infection n'est pas encore complètement éteinte en raison de l'époque à laquelle remonte le début de la syphilis. Étant en puissance de syphilis, notre malade est pris subitement le 2 juin d'une attaque apoplectiforme ; la](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21726917_0071.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)