Réflexions sur l'alphabet et sur la langue dont on se servoit autrefois à Palmyre. / Par M. l'Abbé Barthelemy.
- Jean-Jacques Barthélemy
- Date:
- M.DCC.LIV
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Credit: Réflexions sur l'alphabet et sur la langue dont on se servoit autrefois à Palmyre. / Par M. l'Abbé Barthelemy. Source: Wellcome Collection.
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![[■7] qui, en Syriaque , lignifie pofuit, conjlituit. Il - faut obferver que ces Infcriptions Palmyrénienes, font des monumens élevés en l’honneur de quel¬ ques perfonnes de diftinétion. Ap rès le mot A prapiethn } on voit dans le Grec le nom de celui qui avoit confacré le monu¬ ment en queftion. C’étoit Julius Aurelius Septi- mius ; les mêmes noms fe trouvent de même dans l’Infeription Palmyréniene , à la fuite du mot akim. Celui de iotais ou iotaios eft à la fin de la fécondé ligne;& celui de atphais, c’eft- à-dire , ATPHA102, commence la troifieme ligne. Tous les deux nous donnent la forme du Lamed que nous ne connoiffions pas encore. Le mot Sep- timius, qui les fuit, eft écrit de la même maniéré qu’au commencement de l’Infeription ; fingularité qu’il feroit impoflible d’attribuer au hazard. Après le nom de Septimius, on voit dans le Grec fon furnom de fa qualité iaahs inniKOS : & dans le Palmyrénien: 1AAO EniKOS.Les autres Infcriptions me donnent la valeur de la première Lettre de ce dernier mot. L’Infcription Palmyréniene finit ici ; foit qu’elle ait été mutilée en cet endroit, foit qu’originairement on ait jugé à propos de l’abréger. . Il me femble qu’entre les deux Infcriptions que je viens de comparer, régné la plus parfaite cor- refpondance , & que l’Alphabet que je propofe , fumt pour lire fans peine , tous les mots de la Pal- fnyréniene. Mais, comme dans ces fortes de ma- .' C](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31972548_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


