Réflexions sur l'alphabet et sur la langue dont on se servoit autrefois à Palmyre. / Par M. l'Abbé Barthelemy.
- Jean-Jacques Barthélemy
- Date:
- M.DCC.LIV
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Credit: Réflexions sur l'alphabet et sur la langue dont on se servoit autrefois à Palmyre. / Par M. l'Abbé Barthelemy. Source: Wellcome Collection.
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![Ibid, p 17T* [m]' fignifîoit Amplement que Zabdila étoit fils & pe¬ tit-fils de Malcus. Bernard & Smith n’ayant aucu¬ ne preuve qu’une telle affiliation pût s’exprimer en Grec d’une façon fi finguliere , ont fait du mot AI2MAAKOT un nom d’homme , & en ont recher¬ ché l’origine dans la Langue Arabe. Ils fe feroient épargné cette peine , s’ils avoient pu confulter le Palmyrénien. On y lit que Zabdila étoit fils de Malcus, fils de Malcus. Ainfi laconje&ure de Baxter fe tourne en certitude. Halley avoit penfe que le Dieu Iaribolus mentionné dans une des Infcriptions Grecques de Palmyre , étoit le Dieu Lunus, croyant reconnoître dans ce nom , le mot dont plufieurs peuples Orientaux fe fervent pour défigner la Lune. Smith avoue que l’étymologie elt ingénieufe, & néanmoins lui en fubftitue deux myr' f“s'îî! autres dont il n’eft pas fatisfait. Tout l’avantage eft ici du côté de M. Halley , & le nom d Ia- ribolus , dans le Palmyrénien , fe rapporte claire¬ ment au Dieu Lunus. J’aurois pu citer des méprifes bien plus confîdérables que l’on a faites en expli¬ quant les Infcriptions Grecques de Palmyre ; mais dans la néceflité où je me fuis trouvé de relever des erreurs , j’ai préféré celles qui me donnoient occa- fion de juftifier des conjectures heureules. Ceux qui nous ont précédés , ont des droits légitimes fur les découvertes qu’ils ont preffenties, & que des fecours plus abondans , n’ont fait que confir¬ mer enfuite. Il me lémble qu’on trouve une fe- Monum. Pal-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31972548_0023.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


