Réflexions sur l'alphabet et sur la langue dont on se servoit autrefois à Palmyre. / Par M. l'Abbé Barthelemy.
- Jean-Jacques Barthélemy
- Date:
- M.DCC.LIV
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Credit: Réflexions sur l'alphabet et sur la langue dont on se servoit autrefois à Palmyre. / Par M. l'Abbé Barthelemy. Source: Wellcome Collection.
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![Corn. Le Bruyn tom. iv p.340 & 563. Chard. Voyag. t. ix# pag. ni. Adv. Har. i. 2. /« !• Jp. Mofes Chore- nenf. /. 3. p. [3o] nides. On fait que ces Princes avoient adopte ces titres faftueux qui rendoient les Rois Partnes ref- pectables à leurs Sujets, & que plulîeurs d’en- tr’eux ont porté le nom d’Artaxerxès que l’ouvrier peut avoir mal figuré dans cette occafion. J’atta¬ que des idées allez généralement reçûes. On eft dans l’habitude de rapporter à un même temps les monumens de Perfepolis & de Naxi-Ruftan. Mais outre que des perfonnes de goût croyent recon- noître dans le travail les caraéteres de différens fie- cles, Corneille le Bruyn qui les avoit examinés avec attention, avoue qu’il s’y trouve des figures habillées à la Romaine, ou coeffées comme les Rois Parthes -, & Chardin prétend que les Infcri- ptions Grecques font du bas Empire. J’ai dit que ces Infcriptions étoient jointes à d’au¬ tres Infcriptions en caraéteres inconnus. Hyde qui les a comparés avec ceux des autres Langues Orien¬ tales , a trouvé qu’ils n’avoient un rapport fenfi- ble qu’avec les Palmyréniens ; & fon opinion eft confirmée par un texte précis de S. Epiphanes : Plujieurs Perjes, dit-il, employent les Lettres & la. Langue dont on fe fert à Palmyre. Cette efpece de préférence que les Perfes donnoient fouvent au Syriaque, les avoient engagés à interdire aux Grecs fournis à leur Empire l’ufage de toute autre Lan¬ gue. Mais il paroît que cette défenfe n’a jamais été généralement obfervée, ou que du moins elle eft poftérieure au temps que j’ai afligné aux In-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31972548_0030.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


