Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![Les analyses suivantes donnent une idée des différences constatées dans la compo- sition des mélanines. 100 PARTIES CONTIENNENT : C H Az 0 S Fc Mélanine d'une tunieur eliez 1 homme :)),:) 4,0 10, > 11,1 — \ (PtiYniatorusine). / Mélanine d'une tumeur chez le cheval 53,:) 10,3 2,g Nencki, Berdez. (Hippomélanine). \ 50,3 3,0 I 2,3 27,2 0,5 Go,o 4.8 f 1,0 Nadejd.^ Ziber. — du crin de cheval 57,0 4.2 1 1,0 2,1 — du sarcome pig-mentaire.... 5.1,7 (i,0 I a,) 7.9 0,2 MoRNER. — du sarcome pigmentaire chez le cheval 54,5 5,(1 11.7 2.7 MlURA. — du sarcome pigmentaire. . . 54,1 4.2 10,0 3,0 BrandLjPfeiffer. 51,8 3,0 14,0 3,0 Abel et Davis. 3,5 10,5 3, ] — du sarcome pigmentaire. .. 54,9 5,1 9>a 2,2 SCHMIEDEBERG. La quantité de soufre est donc toujours considérable, tandis c|uc le fer peut faire complètement défaut ou bien ne se trouver qu'en dose minime. Etant donnée la richesse extrême de certaines mélanines et de la kératine en soufre, on peut admettre que, pour la formation d une molécule de ces substances, plusieurs molécules albumi- noides doivent entrer enjeu et qu'il se passe ici un jirocessus particulier de conden- sation moléculaire. ScHMiEDEBEUG cst parveuu (1897) ''^ isoler expérimentalement de l'albumine une substance brunâtre, analogue à une mélanine, en soumettant l'albumine à des mani- pulations très complexes, au traitement par des acides minéraux énergiques; il a désigné le produit obtenu sous le nom d'acide mélanoïdiiiique. L'analyse de cette matière, tirée d'une peptone et très voisine de la mélanine, a démontré qu'elle contenait 60,3 de G; 4)8 de H ; 8 d'Az; 0,9 de S. La plupart des cellules pigmentaires sont fixes chez l'homme et chez les mammi- fères; quelque-unes renferment des grains de pigment qui ont une mobilité singu- lière, tels ceux qui siègent dans la couche pigmentaire de la réline. Les cellules de cette couche sont polygonales et dessinent dans leur ensemble une mosaïcjue; leur extrémité externe est dépourvue de pigment et porte un noyau aplati transver- salement, entouré d'un certain nombre de granules réfringents. L'extrémité interne est, au contraire, fortement pigmentée et se résout en une multitude de prolonge- ments qui forment un écran aux bâtonnets et aux cônes. Quand la rétine est frappée par les rayons lumineux, les granules des parties 250Stérieures s'avancent dans les prolongements : pendant ce temps, les bâtonnets et les cônes subissent un raccour- cissement (Ranvier, Axgell'cci, Kuhm). La mobilité des granulations s'observe avec la plus grande facilité dans les chro- matoblastes des batraciens et des poissons. Il suffit, pour s'en convaincre, d'examiner sous le microscope la membrane interdigitale de la grenouille. Sous la couche super- ficielle de cellules faiblement pigmentées, on distingue de grandes cellules noires c{ui, suivant le moment de l'examen, sont peletonnées en boule ou ramifiées avec des prolongements qui teignent toute la préparation. A côté de ces cellules noires et alternant avec elles dans ce jeu successif d'expansion et de rélraclion, on re-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0303.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


