Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![stades ultimes de la vie du malade correspondent les altérations destructives des glandes. Cependant, en dépit des progrès réalisés dans la connaissance de la physiologie pathologique des capsules surrénales, il est évident que les recherches expérimentales n'ont pas encore donné le secret de tous les symptômes de la maladie d'Addison, ni de leur enchaînement ; mais l'anatomie est venue fournir de nouveaux renseignements. 11 sul'fit de con- sidérer la finesse de structure du vrai corps jaune, surtout chez la lapine, pour être saisi de la i-essciiiblance extraordinaire des grosses eellules plas- /i/ati(j/ies du corps jaune avec les cellules de la substance corticale des capsules surrénales. Cette ressemblance, signalée déjà par Gheighton, est encore mise en relief par les données embryologiques (Jaxosik, Gottschau, jMichalkowicz), car les cellules spécifiques des glandes surrénales sont des dérivés de l'épithélium péritonéal, au même titre que les cellules de l'ovaire et du testicule. La proche parenté entre les glandes géni- tales et les capsules surrénales s'affirme par la présence de capsules surrénales accessoires dans le ligament large, au voisinage des vais- seaux et des plexus spermatiques, et aussi près de l'épididyme (Chiari, Dagonet, ^Iichael, etc.). Des vestiges aberrants de capsules surrénales se trouvent aussi parfois dans les reins. Étant donnée cette analogie morphologique, on pourrait s'attendre à une corrélation fonctionnelle entre les deux organes, capable de se traduire, par exemple, souâ forme à'hypertrophie vicariante des cellules de la capsule surrénale dans l'atrophie de l'ovaire. On trouve, en effet, dans la littérature médicale des observations qui confirment cette manière de voir. En i86j, Crecchio a fait connaître un cas de pseudo-hermaphrodisme fémi- nin, avec atrophie des ovaires, dans lequel les capsules surrénales étaient tellement hypertrophiées qu'elles avaient le même volume que les reins. En 1891, Marchaxd, dans un cas d'hermaphrodisme féminin, a constaté ([ue les ovaires étaient a])solunient atrophiés et que des capsules surrénales su|)j)lémentaires existaient dans les ligaments larges. Sans affirmei- (pi'il s'agissait d'hypertrophie vicariante, l'auteur rappela la remarcpie (ju'il avait faite à l'autojjsie d'un nègre atteint d'un saicocèle sy[)hilitique, chez lequel les ca|)sules surrénales avaient subi une hyperhopiiie très manifeste. L'importance de tous ces faits, en ce (pii concerne la connaissance des fondions des capsules surrénales et des vrais corps jaunes, ne peut être passée sous silence : ils ouvrent un champ de recherches à l'expérimentation et nu'me à la clinique. Nous ignorons le degré de fréquence relative de la maladie d'Addison chez l'homme et chez la femme, el personne n'a chercln'', parmi les animaux cpii survivent à l'ablation des capsules (Bojnet, Poi,, etc.), si les iémelles](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0316.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


