Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![-^•r- UUî^'UÎ^OîCAL SOCIETY CALCIFICATION 327 d'une pleurésie ancienne; Andral, Cornil et Ranvier admettent que le plastron calcaire prend naissance aux dépens du tissu conjonctif sous- séreux transformé, avant la pétrification, en un tissu fibroïde à substance fondamentale amorphe, avec cellules plates disséminées. Il est certain que les deux modes de formation peuvent coexister. Ces productions cal- caires pleurales n'existent pas seulement chez l'homme; Lebert (Soc. de biolog., i85a) a trouvé de pareils corps étrangers dans la plèvre du cheval. La calcification, qui frappe diverses régions du poumon, les gan- glions bronchiques, peut aussi atteindre les artères pulmonaires, qui ressemblent à des baguettes ligides traversant le poumon en tous sens; mais elle IVappe beaucoup plus rarement les veines. L'infiltralion calcique, qui pénètre les ganglions lymphatiques, bron- chiques et pulmonaires, est très fréquente; elle revêt tantôt l'aspect d'une masse crétacée plus ou moins dense, ressemblant à cUi plâtre mouillé, tantôt la forme d'une véritable concrétion pierreuse, uniformé- ment dure ou parsemée de zones moins consistantes. Le volume des ofans-lions atteints varie de la grosseur d'une noix à celle d'un œuf de poule. Leurs rapports avec les canaux bronchiques et les gros vaisseaux expliquent cju'ils arrivent à les comprimer, à les déformer et même à les ulcérer. Ils peuvent ainsi se frayer une voie et être rejetés par l'expec- toration. On trouve dans ces concrétions du phosphate et du carbonate de chaux, de la nuitière orgaiii(|uo, et ([uelquefois même de l'urate de soude (JoHx). La calcification portant sur le [)ai-enchyme pulmonaire s'observe tlans deux conditions bien distiiu'tes : i quand le poumon n'a su])i en appa- rence aucune modification autre que la pétrification; ii° quand la pétri- fication a été précédée d'une altération quelconque mécanique, inflam- matoire, etc., du parenchyme ])ulmonaire. L'existence des cas du premier groupe a été signalée par Virchow, Hans Ciiiari, Pitres; il est vrai (|u'à cette époque les procédés pour découvrir la dégénérescence hyaline étaient moins parfaits c|u'aujourd'hui. Il s'agit, dans ces cas, d'une fine incrustation des tissus, diffuse ou circonscrite : les parties envahies ont une consistance pierreuse au centre, tandis que la périphérie présente une simple induration, analogue à celle qui est fournie par l'hépatisation rouge de la pneumonie ; le tissu crie sous le scalpel et, dans la plupart des cas, les cavités alvéolaires sont encore perméables à l'air. Nous re- viendrons plus loin sur la j)athogénie de ces lésions. La calcification se développe plus fréquemment lorsque le paren- chyme a été frappé d'une lésion préalable quelconque, soit non tui^ercu- leuse (infarctus, nodules broncho-pneumoniques, petits abcès, parasites divers), soit plus souvent tuberculeuse. La calcification qui j)rend nais-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0341.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


