Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![dans le tissu conjonctif circoiivoisin une réaction franchement inflam- matoire. Il n'est même point nécessaire, pour obtenir des nodosités ura- tiques, d'avoir recours à la ligature de l'uretère, qui arrête la fonction éliminatrice du rein. L'injection sous-cutanée de chromate de potasse al^outit au même résultat et provoque la formation, dans le foie, les reijis, les cartilages et d'autres j)arties du corps, de foyers de nécrose qui s'infiltrent d'urates (Ebstein). En Angleterre, les médecins restent, avec quelques variantes,fidè- les à la doctrine de Garrod. Arthur Luff considère que la teneur alcaline du sang ou la ju'ésence d'acides orga- niques dans ce liquide n'accroissent ni ne di- minuent sensildement la solubilité du ))iurate de soude et de l'acitle urique. Le point capital tle la production de la goutte est, d'après lui, une lésion fonctionnelle ou organi(|uo du rein, portant sur les tubes contournés et entravant l'excrétion de l'acide urique. Or, comme cet acide urique n'existe pas dans le sang à l'état normal, qu'il ne se forme que dans le rein, un défaut de fonction d'excrétion rénale le fait s'accunuiler daus le sang des goutteux, sous forme de (piadriurate, et se déposer dans les tissus, où il agit comme corps étranger. Une alimentation végétale empêche \',\ cb'composition du quadriurate en biurate de soude et accroît la soluljilité de ce dernier sel, laquelle est au contraire diminuée par l'usage d'une alimentation carnée. Nous voyons donc apparaître ici une théorie rénale de la goutte, qu'il est intéressant de placer à côté de la théorie rénale d'une autre maladie, dont certaines formes patho- logiques sont parentes de la goutte, le diabète. Pour éta])b'r solidement la théorie de Garrod, il faudrait que l'uri- cémie fût un caractère constant cl une condition iiulispensalile de la goutte. Or, des constatations nudtiples démontrent que, dans la goutte invétérée, on ne j)eul pai-fois déceler, ni par le procédé du fil (Rendu), ni par des analyses cliimiques précises (Potain), la ])résence de l'acide urique dans le sang. On connaît, d'autre part, des états nioi'l)i(les oii le sang renferme une très notable (juantité d'acide uri(|ue, supérieure certainement à celle qu'on trouve dans la goutte, sans ([ue jamais on](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0350.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


