Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![analy ses directes faites en grand nombre par Klemperer, qui a trouvé Facidité du sang des goutteux exprimée en acide carbonique plus faible qu'à l'état normal, et d'autre part ceux obtenus par ^1ag>us Lévy (Con- grès de Wiesbaden, 1898) qui affirme de nouveau d'une façon absolue que, dans les nomln-euses analyses du sang des goutteux qu'il a faites, il n'a trouvé pendant l'accès ni augmentation du chiffre de l'acide urique, ni abaissement du taux de l'alcalinité du sang. De ces constatations il faut rapprocher celles de Rendu et de Potain, que nous avons citées plus liaul. Parmi les partisans de la théorie étiologique de la goutte par excès absolu d'acide urique dans le sang s'est rangé Lecohché. Il a constaté que, chez les jeiuies goutteux, dans la période floride de la maladie, l'urée, loin d'être diminuée, est au contraire augmentée ; cette observation lui fait rejeter la théorie pathogénique de la goutte par l'hypothèse de l'existence d'une nutrition générale j)aresseuse. 11 admet, au contraire, que l'uricémie est thie à la production exagérée d'acide urique, à l'accé- lération de la nutrition. |ja plu])arl des théories pathogéniques <pie nous venons de passer en revue, auxquelles on pourrait joindre celles d'ÉMiLE Pi'Eiri'Eii, de Riehl, de LiKHATCHEFi, atlmettcnt que la cause de la goutte réside dans l'uri- cémie, c'est-à-dire dans une lésion générale des plasmas; elles fournis- sent d'ailleurs de cette uricémie des explications diverses et parfaite- ment opj)Osées. Il y a cependant dans l'origine de l'accès de goutte des circonstances cpie la clinique a depuis longtemps mises en lumière et que les premiei's théoriciens n'avaient pas fait entrer dans leur doctrine : c'est le rôle d'une lésion locale, tl'uii traumatisme articulaire, d'un refroidissement, dans la création d'iiuc arllirite goutteuse. C'est précisé- ment de cet adjuvat local dont se sont préoccupés des travaux plus récents. Dans ses expériences (1897), ^Iordhorst a constaté que l'acide urique circule dans l'économie à l'état de globules d'urate de soude d'une extrême petitesse, et il suppose (pie l'accès aigu de goutte est dù à un état momentanément neutre ou même acide de certains tissus, qui jirécipitent en masse les globules d'urates. Noordex, Klemperer défen- dent aussi l'hypothèse d'une lésion primitive des régions. Déjà l'opinion d'ERSTEix avait été longtemps accréditée, (jui admettait que, dans la production des tophus, \'à première lésion en date consistait dans une altération dégénérative locale, une nécrose des tissus. Il est vrai (pie les affirmations (I'I^rstein ont été battues en brèche par les observations de IMoRDHORST et sin loul de Riehl, (pii ont démontré qu'à la périphérie des toj)hus, b's inciiistations d'urate sodi(pie se ti'Oiivaient dans un tissu tout à fait normal, parfois dans la lumière de vaisseaux lympha-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0352.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


