Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![en se décomposant dans le tissu, y provoquent une forte irritation. D'une manière générale, la réaction est en rapport avec le volume et surtout avec la forme des corps étrangers, car les particules pointues, anguleuses, font naître une réaction particulièrement intense dans le tissu pulmonaire. Très développée, la pneumonoconiose s'accompagne d'altérations pathologiques importantes et par conséquent de troubles graves de la fonction respiratoire. Les lésions consistent dans la prolifération inflam- matoire du tissu conjonctif péri-alvéolaire, péri-vasculaire, péri-bron- chique, qui comprime et vide les ramifications vasculaires et les vési- cules du poumon. C'est l'inflammation interstitielle désignée sous le nom de cirrhose pulmonaire. Lorsqu'elle est constituée, des zones éten- dues du tissu restent privées d'air, denses, et absolument inaptes à la fonction de l'hématose. La lésion peut acquérir un degré d'étendue tel, qu'elle semble au premier abord incompatible avec la conservation de la vie : la respiration n'est plus effectuée que grâce à de petites régions du tissu pulmonaire restées intactes au milieu de la sclérose. Les conséquences de cette restriction du champ respiratoire se tra- duisent par l'affaiblissement de la nutrition générale, l'anoxémie, l'anémie, et, en lin de compte, par la cachexie générale qui aboutit à la mort. Il semble que la ])neumonoconiose charbonneuse, ou l'anthracose, provoque les altérations pathologiques les moins graves. Le dommage exercé par la présence de ces poussières n'est pas seulement direct; elles agissent encore en ce sens qu'elles préparent le terrain, pour la pénétration et la culture des bactéries de l'air atmosphérique, et qu'elles facilitent Vinfeviion de l'organisme. Sous l'inffuence de l'entassement de ces minuscules corps étrangers, l'épithélium des bronchioles et des vésicules pulmonaires desquame, les bactéries de l'air pénètrent sans difficulté dans les fentes lymphatiques sous-jacentes. Ces germes pro- voquent l'hyperémie, l'infiltration leucocytaire et le catarrhe des petites bronches. La ventilation de ces régions est alors diminuée; elles se trouvent sous le coup d'une stase veineuse, et les bactéries spécifiques (le plus souvent les staphylocoques et les streptocoques) charriées par l'air dans ces régions altérées trouvent les conditions favorables à leur nuil- tiplication et à leur pénétration dans les fentes lymphatiques. Des expé- l'iences nombreuses, celles de Buchxeh entre autres, ont montré que l'infection pulmonaire par inhalation de microbes était favorisée par l'addition de poussières inertes, talc, etc., à l'air infectieux. Il faut reniar- <|uer ccpcnclanl (|ue les observations clini(|ues n'ont pas établi d'une](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0370.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


