Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![vasculaires, sur le ciment intercellulaire qui relie les unes aux autres les cellules endothéliales, puis dans la membrane propre des capillaires ; il n'apparaît que plus tard le long des fibres et des membranes élastiques et conjonctives. Parfois, 011 ])eut reconnaître sur la face interne des rami- fications de la veine porte la présence de grains d'argent c[ui des- sinent les lignes du ciment interendotliélial, comme on le voit après l'application de la méthode histologique où le nitrate d'argent est injecté dans le système vasculaire. Dans les degrés avancés de l'imprégnation argentique, la quantité de métal est si considérable, que les régions atteintes revêtent une couleur tout à fait noire : par exemple, les glomérules de Malpighi (fig. i5i). Leur calci nation fournit des lingots d'argent pur. La lumière ne joue aucun rôle dans le noircissement des organes atteints d'argyrose ; les grains noirs se rencontrent dans les parties exposées aux rayons lumi- neux et tout aussi h'ien dans les parenchymes internes. Le dépôt métallique se produit partout, excepté dans la cornée, le cristallin, le corps vitré et le système nerveux central, où les grains d'argent s'arrêtent dans les méninges et dans les plexus choroïdes des ventricules cérébraux. On rencontre aussi des traces à peine appréciables d'argent dans la su])stance fondamentale des cartilages et des os. Le métal se dépose d'ordinaire, par ordre de fréquence décroissante, dans les organes suivants : dans la peau [m.en\hv^\\e basilaire, fibres conjonc- tives et élastiques voisines de la couche de ^L-^lpighi); dans les }-eins (glomérules, parois vasculaires, canalicules de la substance limitante); dans le eoi'ps thyroïde^ dans la muqueuse de VinLesLin gréle^ dans le foie (bran- ches de la veine porte et veines centrales); dans les glandes sébacées, sudofipares et autres (membranes propres), ainsi que dans les ganglions lymphatiques, dans la rate, dans la muqueuse du s'oile du palais, etc. Nous avons vu l'imprégnation se faire jusque dans le muscle cardiaque. La pigmentation cutanée commence au niveau des dernières phalanges des doigts, qu'elle imprègne de taches isolées; une fois constituée, elle persiste, indélébile. L'argyrose typique, qui aljoutit à la coloration ardoisée de la peau, n'est suscep- tible de se développer qu après une absorption d'argent par le canal intestinal, pendant plusieurs mois. La dose introduite doit être très considérable et atteindre le chiffre de 85 centigrammes à i gramme i5 centigrammes. Les conditions indivi- duelles jouent sans doute un rôle important, car la résorption de l'argent dans le tube digestif dépend de l'abondance et de la composition des matières alimentaires qui parcourent les voies digestives, au moment de l'introduction du médicament. Les phénomènes argyrosiques ne se montrent, chez les diverses espèces animales, ni avec la même rapidité, ni avec la même intensité. Chez le cobaye, la souris](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0373.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


