Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![nément les cellules, sans modifier beaucoup leurs formes, au point qu'on a pu utiliser ces sels clans la technique liistologique ; les acides sulfurique, chlorhydrique, azotique, chromique, dont la puissance de pénétration est très grande, malgré les combinaisons qu'ils contractent avec les sérosités alcalines du voisinage et qui provoquent, à cause même de ces combinaisons, des escarres étendues et profondes. L'acide nitrique produit des escarres jaunes (réaction xantho-protéique des ma- tières albuminoïdes], l'acide sulfurique des escarres noires (mise en liberté du carbone des cellules, altération de l'hémoglobine du sang). Les caustiques liquéfiants sont en majeure partie fournis par des bases : la potasse, la soude, la chaux, l'ammoniaque. Ils font naître des escarres molles, lesquelles laissent après leur chute les vaisseaux béants, capa- bles de foiu'nir de graves hémorragies ; ils agissent en déshydratant les tissus et en formant avec la matière grasse des savons solubles. L'action nécrosante des toxiques ne s'exerce sur les tissus qu'après la pénétration dans le sang des poisons, apportés de l'extérieur, ou formés de toute pièce dans l'organisme; ainsi agissent les poisons de la vie cellulaire, entre autres le sucre accumuh', etc. (nécrose de coagu- lation des tubes contournés du rein). Les substances toxiques en circulation dans le sang ne provoquent pas la nécrose dans toutes les régions de l'économie : leur action se manifeste avec une intensité plus marquée sur les éléments cellulaires les plus sensibles (cerveau), sur les organes qui ont servi de porte d'en- trée au poison, ou dans lesquels ce dernier s'est accumulé, soit pour y être détruit, soit pour y être éliminé. Les lésions du foie et du rein sont très manifestes dans Tempoisonnement par le phosphore, l'arsenic, le sublimé, la cantharidine, l'acide chromique, certaines toxines micro- biennes, etc. Les lésions histologiques expérimentales cUi foie, dans l'enipoisonnement phos- phore, ont été étudiées par Counil et Bbault. L'un de nous (Podwyssotsky) a constaté qu'après l'injection sous-cutanée, chez le coljaye, de cinq milligrammes d'arsenic, on reconnaissait dans le foie, 7, 10, 24 heures plus tard, l'existence de foyers de mortitication de couleur blanc jaunâtre, du volume d'un grain de chènevis à celui d'un jîois. Les autres organes ne présentaient nulle part de phénomènes de néci'ose, si ce n'est dans la lumière des vaisseaux où l'on U'ouvait un certain nombre de globules rouges morts. Ces foyers nécrotiques du loie montrent avec une évidence toute particulière l'inégale vulnérabililé des divers éléments cellulaires vis-à-vis des substances chi- miques nocives circulant dans le sang. En effet, tandis que les cellules hépatiques sont complètement déU'uites et ne trahissent aucun signe de vie, l'épitliélium des canaux biliaires qui travei-scnt les foyers de mortification reste absolument intact KxiACKVirrzKY a décrit, en iH;/), dos alléralions seml)lables ducs à Faction du phos-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0388.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


