Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![mier ordre dans la détermination du processus de nécrose cellulaire. La puissance de mortification des oscillations thermiques brusques s'exerce même sur les bactéries qui sont capables de supporter sans périr un l'roid intense d'une seule tenue. Le bacille typhique peut vivre dans la glace pendant des mois ; il succombe rapidement si on soumet le bloc de glace qui le renferme à des alternatives de dégel et de congélation (Chantemesse et Widal, Prudden, Jaîsowsky). Des poissons qui vivent dans l'eau à 28 succombent quand on les l'ait passer sans transition dans de l'eau à 12, et réciproquement (P. Bert). 11 est impossible de déterminer une limite thermique constante dont les écarts en deçà et au delà provoquent la mort du protoplasme. Les chiffres qu'on pourrait indiquer d'une manière générale n'ont aucune précision, parce que, dans le jugement à porter, il ne faut pas tenir compte seulement de la durée d'action de la température, mais aussi de l'espèce et du genre de l'animal mis en expérience. Les animaux à sang froid supportent des températures beaucoup plus basses (jue les animaux à sang c/iaud., et, parmi ces derniers, les hibernants sont bien plus résis- tants que les autres aux abaissements thermiques. Inversement, les animaux à sang froid ne peuvent subir les températures élevées dans lesquelles vivent encore les animaux à sang chaud : les oiseaux sont plus résistants que les mammifères aux élévations thermiques. Comme limite supérieure s'appliquant au règne animal dans son entier, la température de 4^ à 5o C, température effective, c'est-à-dire communiquée au protoplasme, peut être considérée comme le ternie au- dessus duquel la mort arrivera fatalement, plus ou moins vite. La température de 70, qui coagule les matières albuiainoïdes, est mortelle pour les tissus organisés, excepté toutefois pour quelques bac- téries et moisissures. Il est d'autres espèces thermophiles, que l'on ren- contre dans les sources thermales chaudes, dont l'optimum de végétation est compris entre -{-70 et-|- 4 (Miquel, Kedzior, ^I' Tziklixskaïa). Les spores du bacillus siibtilis sup()orteut des températures qui dépassent largement 100. Chez l'homme, la tem])érature centrale, s'abaissant à 24, à 20, est la limite inférieure qui, une fois dépassée, ne permet plus à la vie de se maintenir. Les hibernants (marmotte, etc.) pendant l'hiver continuent à vivre avec une température (du sang) de -|- 2° (Khorvat). Les animaux à sang froid peuvent tolérer des températures encore plus basses. Certaines régions du corps et certains tissus même, chez l'homme, supportent sans périr des abaissements de courte durée au-dessous de zéro.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0392.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


