Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
Licence: In copyright
Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The University of Leeds Library. The original may be consulted at The University of Leeds Library.
408/446 page 394
![avec les suljstances chimiques nécrosanles contenues dans leur milieu de culture, pour que le tableau change, (jue des parties se nécrosent et deviennent des foyers de multiplication microbienne et de putréfaction. Celle-ci débute d'ordinaire dans les régions oii s'accumulent en abon- dance le sang et Feau. Il n'existe pas de germe spécifique qui tienne sous sa dépendance exclusive la décomposition putride. Le haclerium tenno de Cohn, qui a eu la réputation d'être l'agent particulier de cette altération, n'existe même pas en tant qu'espèce ; il ne représente qu'un stade d'évolution d'une autre bactérie du genre proteus (Hauser), qui détermine souvent la putréfaction des matières organicpies. En dehors des microbes du genre proteus^ beaucoup d'autres germes provoquent la putréfaction, et la plupart d'entre eux sont des bâtonnets [bacille saprogène^ bacille fétide, bacille fluorescent, colibacille putride, bacille pi/os^ène, bacille biitijrifj/ie, etc., etc.). Les microbes anaérobies, le bacille de l'œdème malin, du charbon sympto- matiqae, le bacillus liquefaciens magniis et spinosi/s, etc., etc., produisent, d'après Kerry, Wencki, LiioDERiTz, la })utréfaction. Parmi les bactéries sphériques, il faut mentionner principalement le micrococcus albus fœtidus liqjiefaciens. Aux microbes qui déterminent la décomposition putride des parties déjà mortifiées, mais non encore détachées du tissu sain, il faut ajouter la bactérie signalée autrefois par Le Dantec et décrite par Vincent, en 1896, pendant l'expédition de INIadagascar. Dépourvue d'action sur les tissus sains, cette bactérie provoque l'apparition de la pourriture d'hôpital dans les tissus préalablement affaiblis. Dans tout liquide putride on trouve, sous le microscope, un grand nombre de Ijactéries différentes. La bactérie la plus fréquente et la plus répandue dans la putré- faction des cadavres est le bacteriuni fluorescens liquefaciens. Rarement les bacté- ries putrides se développent dans les régions riches en oxygène; dans la majorité des cas, hîs microlses de putréfaction sont des espèces anaérolsies. D'après les récentes recherches de Biensïock (1899), c'est le bacillus pulrificus coli qui serait la cause la plus fréquente de la putréfaction. La putréfaction de la fibrine ne semljle pouvoir être produite, d'après cet auteur, que par l'action de germes anaérobies. Celte idée ancienne de Pasteur, contestée par l'école allemande de FLiicGE, a reçu un appui des expériences de Bienstock. Les germes aérobies, mélangés avec les bacilles anaérobies de la putréfaction (par exemple avec le bacillus putrificus de Bienstock), agissent comme des antagonistes et empêchent la putréfaction, laquelle s'eireclue beaucoup mieux dans un milieu peuplé uniquement d'anaérobies. Ces faits ont une grande importance et donnent la clef d'une série de processus intestinaux. Nous partageons les idées de Bienstock attribuant la restriction de la putréfaction intestinale à l'influence des bacilles aéro- l)ies de l'intestin (colibacille, bacilhis aerogenes lactis) sur les ])acilles de la putréfaction plutôt qu à l'action antipulride (encore prot)lématique) de la l)iie.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0408.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


