Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![et pour déterminer leur nature n'ont commencé qu'au milieu du siècle. A ces recher- ches sont associés les noms de Panum, de Hemmer, de Schwemninger, de Schmitz, de DE Raison, etc. Paxum (i856) a trouvé que la toxine septique cjui se produit dans les premiers temps de la putréfaction est la plus active. Hemmeh, le premier, et après lui d'autres auteurs (Dlpré, Bence Jones) ont comparé l'action des toxines chimiques de la putréfaction à l'action des alcaloïdes végétaux. Beiîgmann et Schmiedeheiu; ont réussi à extraire de la levure pétrifiée une des toxines septiques, sous forme cVun sulfate cristallisé c[\x\\'à ont appelé .«(?/3s/«e (ç;Y|7rio). Dupré et Bence Jones avaient déjà constaté en 1866, dans le cadavre humain, la présence d'un corps d'apparence alcaloidique, analogue à la quinine, qu'ils ont nommé pour cette raison cjuinoïdine; l'année précédente, Marquarut avait signalé dans le cadavre humain l'existence d'une substance toxique, rappelant la coniine. Enfin, en 1869, ZuELZER et SoNNENSCHEiN Ont découvcrt dans les cadavres macérés un corps chimi- que, dont l'action se rapprochait beaucoup de celle de l'ati'opine et de Thyoscia- mine. Les observations que nous venons de citer, et qui ont à nos yeux aujourd'hui une réelle valeur, n'avaient pas, à l'époque de leur pii])li- cation, attiré l'attention comme elles auraient dû le faire. Depuis la célèbre découverte de la morphine par Sertuerner (1817), tous les alca- loïdes successivement obtenus avaient été, sans exception, extraits des plantes ; les végétaux paraissaient donc seuls aptes à produire des corps basiques. La première mention de la formation constanle d'alcaloïdes au cours de la fermentation bactérienne des substances albuminoïdes fut insérée dans le Traité de chimie appliquée à la pluj.siologie de Armand Gautier, paru en octobre 18^3. Pendant que ces recherches se poursuivaient à Paris, François Selmi, professeur de médecine légale à Bologne, retirait, en 1870 et en 1871, des i>iscères d'un homme qu'un croyait avoir été empoisonné un alcaloïde qu'il ne parvint à identifier avec aucun de ceux qui étaient alors connus. Selmi, ayant pu retirer du pain et de la farine une petite quantité de principes alcaloïdiques, pensa d'abord que les matières végétales intro- duites durant la vie avaient apporté avec elles ces substances basiques, et ce n'est qu'en 1874, après la publication si décisive de Gautier, que Selmi, reprenant ses expériences, en grand, sur des cadavres exhumés, annonça définitivement qu'il se produit durant la putréfaction de véri- tables alcaloïdes organiques analogues aux alcaloïdes végétaux. Des objections s'élevèrent contre les observations de Selmi; on émit l'hypo- thèse que les alcaloïdes cpi'il avait extraits des cadavres et de divers aliments provenaient des matières végétales restées dans le tube diges- tif, ou avaient été introduits sous forme de médicaments pendant la vie. En 1877, Selmi annonça qu'il avait obtenu deux alcaloïdes, l'un fixe et CiiANTEMEssE ct l'oDWYSsoTSKY. Procossus gi'néraux. 20](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0411.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


