Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![NÉCROSE. M onrific.irioN. g a n gré n e convulsions, etc. On ne sait encore quel rapport précis existe entre la formation cle cette ptomaïne et les processus cle la putréfaction des régions mortifiées par la brûlure. Les substances depuis longtemps connues qui se forment au cours de la putréfaction, la méthylamine, la diméthylamine, l'éthylamine, la diéthylamine, la triétliylamine, Fétbylènediamine, ainsi que les acides amidés, glycocolle, leucine et tyrosine, peuvent aussi être considérés comme des ptomaïnes. Ci] HC eu HC- Cl] C H Benzol. N Pvrid iiie. La plupart des ptomaïnes ne sont autre chose que des diainincs de In série grasse ou des dérivés de la série aromaticjue ; elles sont toutes des bases, présentent une réaction alcaline et se combinent avec les acides pour former des sels cristallisés. Avec les sels de platine et d'or elles donnent naissance à des produits cristal- lisés. Les ptomaïnes sont pour la plupart des substances très peu stables, sujettes à se décomposer, et c'est pour cette raison que quel- ques-unes d'entre elles n'ont pu encore être isolées, l^a quantité des ptomaïnes dans les matières en voie de putréfaction est très minime, ce qui explique la difficulté de leur extraction et de leur analyse. Corps très oxydables, ces substances constituent des réducteurs énergiques, c[ui réduisent à froid l'acide chromique, les sels d'or, d'argent, etc. Quelques-unes de ces bases affectent un certain lien de parenté avec une substance extraite des pro- duits de la distillation du bois et qu'on nomme pyridine. D'après Pictet, la constitution de la pyri- dine se rapprocherait de celle du benzol, comme l'indique le schéma ci-contre. On voit que la différence réside dans le remplacement d'un groupe G H du benzol par N dans la pyridine. Dans ces deux corps le C tétravalent a trois valences satis- faites par ses coml)inaisons aver les valences issues des autres C, comme rindi((uent les traits intérieurs des ligures, et la quatrième est c c. satisfaite jiar II monovalent. ^lais cet H peut être / \ / \ remplacé par d'autres atomes ou d'autres groupes cn(CH^) d'atomes et il peut en résulter, par addition ou substitution, une ('■norme quantité de dérivés. Les valences libres dans la base pyridine sont satisfai- santes par l'addition d'un seul atome d'hydrogène dans le corps alcaloïdicpie qu on nomme la pipéridine. Un ])cut aussi constater la formation de la nu'thyl- pipéridiae par la sui)slilulion d'un groupe UK'thylique à un H de la pipéridine, ou l'apparition, par un pro- cédé analogue de substitution, de la diméthylpipéi'i- dine, ou de l'élhylpipéi'idine, etc. Toutes ces substances de composition chimique différente constituent un groupe possesseur d'une tête commune, et leur connuu- nauté, cjui se traduit dans leui's caraclères chimiques, se laisse encore reconnaître dans leurs propriétc'S physiologiques. Il est possible (pi on ari'ivc à fo;-:nei' par la synthèse chimique les j)tomaïnes de c H' H'C Pipcpidino. Mélhvlpij)['rldiiie.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0414.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


