Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![Les hypothèses émises par Bkieger et C. Fhankel sur la nature des toxalbumines sont loin d'avoir été consolidées par les recherches ulté- rieures. La toxalbumine isolée par Brieger et Fr\?<kel des cultures du ])acille diphtérique, produit soi-disant pur, s'est trouvé cinquante fois moins active que la toxine isolée par Roux et Yersix et que ces auteurs avaient considérée comme une diastase encore très impure. On a vu bientôt que les toxalbumines étaient constituées, non par un produit al- bumineux, mais simplement par la précipitation de la substance active ou toxine, qui adhérait aux précipités obtenus aux dépens de cultures riches en albumine. Brieger, lui-même, a constaté récemment, en uti- lisant le chlorure de zinc pour précipiter la toxine des cultures de diphtérie, que ce poison ne possédait aucun des caractères de la matière albuminoïde. Ceci dit sur la nature de ces substances dites toxalbumines, nous signalerons que Bagiasky et Stadthagex ont extrait de la viande j)utré- fiée, sous l'influence d'une bactérie isolée du contenu intestinal, un corps toxique qu'ils ont nommé toxalbumine. Des produits toxiques analogues sont retirés des cultures du bacille qu'on trouve dans certaines viandes altérées, microbe que Van Ermengem a isolé dernièrement (1897) et qu'il a nommé Bacilltis boliilinns. La toxine du botulisme, même à très faible dose, produit des paralj'sies musculaires et des troubles car- diaques profonds. Elle entraîne la dégénérescence gi'aisseuse disséminée des muscles, la chromatolyse des cellules nerveuses des cornes anté- rieures de la moelle, la dilatation des pupilles, etc. : un cinquième de mil- ligramme de la culture filtrée de cette bactérie suffit pour tuer un lapin. Dans le processus de la [)utréfaction prennent naissance une série de produits dont quelques-uns sont toxiques et les autres dépourvus de no- civité ; il faut donc considérer que le ternie de toxine septi(]tie ou putride ne désigne pan une seule substancemais (ju'i! se /•apjjorte coUectivenient à toi:s les produits de la décomposition putride doués d'un pouK'oir to.ii<pie (ptelconcpte sur l'organisme. Les j)ropriétés et l'énergie de la toxine septique peuvent être très dilférentes, suivant les conditions dans lesquelles la décomposi- tion putride s'est poursuivie et suivant la nature des produits qui ont pris naissance. La durée seule de la décomposition joue un rôle important dans la protluctioji de su])stances toxiques actives ; mais d'autres condi- tions interviennent encore puissamment, et parmi elles il faut citer la lumière, la prése/tce ou Vabsence d\).ri/g('/u'., la tem])ératui'e., etc., etc. La question de savoir à quel point les j)ropi iétés de la toxine septique varient, suivant que la putréfaction se fait avec ou sans accès d'air, a été abordée par KossoROTori', qui a pr()uv(' (jue h» pulr(''ra(ii()n à l'abri de l'air](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0416.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


