Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![40.-1 complète et que les éléments nerveux sont détruits. La motilité dis- paraît dans les muscles mortifiés, et les mouvements qu'on peut cons- tater dans les orteils ou les doigts, en cas de gangrène des pieds ou des mains, ne sont que des mouvements transmis par les masses muscu- laires, restées saines, des avant-bras et des mollets. Dans les régions gangrenées, que Toblitération vasculaire soit primitive (embolie, throm- bose) ou secondaire, remontant, de proche en proche, des capillaires vers les gros vaisseaux, la cessation des pulsations artérielles est constante. Aussi la chaleur propre de la région tend de plus en plus à s'abaisser. On a cependant observé des faits oii la température locale s'élevait au moins pendant un certain temps; l'une des causes de ce phénomène peut être rapprochée des observations de Schottelius, de K.vrlinski, etc., qui ont constaté que la température de cadavres ayant succombé à des maladies infectieuses, enfouis, s'élevait au-dessus de celle du sol environnant. La région qui subit la putréfaction est toujours tuméfiée et répand une odeur putride pénétrante; la peau se soulève par places et forme des phlyctènes dont la déchirure laisse écouler un liquide fétide, trouble, rouge brunâtre, connu sous le nom d'ichor (g î/wp — liquide sanguinolent, suc d'une plaie). Le tissu musculaire est désagrégé en une multitude de fragments troubles, jaunâtres. Sous le microscope, on observe au début de la putréfaction une tumé- faction trouble des éléments cellulaires et ensuite les différentes phases de leur désagrégation; seuls les os et les fibres élastiques résistent à la décomposition. Acôté des éléments désagrégés de lamatière albuminoïde encore reconnaissables, on trouve toujours, en quantité plus ou moins grande, suivant les tissus, des gouttes de graisse qui transforment quel- quefois le liquide ichoreux en une véritable émulsion ; on y distingue aussi des cristaux de margarine, de cholestérine, de leucine, de phos- phate tril)asique, de carbonate de chaux, de chlorure de sodium, et enfin une midtitude de bactéries affectant principalement la forme de ])âtonnets ; beaucoup d'entre elles se meuvent avec rapidité. Tous les microbes dont on constate la présence dans les tissus putréfiés ne possè- dent pas une action putride spécifique ; tel est le cas pour la plupart des germes apportés accidentellement par l'air, pour cjuelques infusoires, comme par exemple le cercomonas, le monas lens, etc., que l'on trouve, au début de la putréfaction, dans le foyer gangreneux, et qui disparais- sent lors de l'évolution ultérieure du processus. La bibHogi'aphic de la question de la septicémie est très étendue, puisque l'étude expérimentale on remonte à plus de cent ans. Le célèbrcphysiologiste Alhert IIali.ku](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0418.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


