Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![avait déjà signalé, dans ses Elenieiita plnjsiologiœ corporis Inimani (i^56), que l'injection intraveineuse d'eau putréfiée possédait une action nocive et pouvait entraîner la mort. Au point de vue historique, on distingue trois périodes dans cette étude : La première^ depuis Haller, commence à la fin du siècle dernier et finit au milieu de ce siècle. Elle est caractérisée par la mise au jour d'hypothèses, d'indications indirectes touchant la palhogénie des accidents qui sont attriljués à la pénétration dans l'organisme des substances chimiques, produits de la putréfaclion. Parmi les travaux publiés à cette époque, il faut citer ceux d'AoAM Seybeiît (i 798), de Spallan- zANi, de Gaspard (1809 et 1822), deMACENoiE (182'^), de I^euret (1823), de Sedillot (1849), ViRCHOw (1848), de Sticii (i8j2). La seconde période débute par la découverte classique de Panum, en i85G, et va jusqu'après 1870, c'est-à-dire jusqu'à la publication de Bergma^x. La science établit directement que la cause des accidents produits par la pénétration dans l'économie de matières putréfiées est liée à la présence d'une substance chimique. IjCS premiers faits démonstratifs ont été fournis par Paxum et publiés d'abord en danois (i85G), puis en allemand (18^4)- Bans une série d'expériences, Panum a établi solidement les bases de la théorie de l'intoxication septique et tiré de ses recherches les conclu- sions suivantes : a) la puissance d'un liquide septique augmente au cours de la putréfaction jusqu'à un certain maximun, puis elle diminue ; h] l'action toxique d'un liquide septique se conserve, même après une filtration répétée qui élimine les germes vivants ; c] le résultat de l'injection d'un liquide septique survient immédia- tement, sans être précédé d'une période d'incubation; d] le pouvoir toxique se conserve même après l'ébullition répétée. Comme l'ont démontré les expériences de GoLOunEFF (1870), l'action septique du liquide ne disparait qu'après le maintien pro- longé du liquide septique à la température de 140° C. Parmi les autres travaux intéressants de celte période, il faut noter les recherches de Hemmer, de Bence Jones, de Davaine, de Goze et Feltz, de V. Maxassein, de Ravitsch, etc. En faveur de I hypolhèse qui attribue les phénomènes à l'intoxication et non à l'infection par les substances putrides, plaidaient avec éloquence les expé- riences de Davaine ; elles ont établi qu'on ne pouvait transmettre à un animal sain la maladie d'un animal provoquée par l'injection d'une substance putride. La troisième période, qui débute après 1870, avec les travaux de Bergmann, de ZuELZER et SoNNENSCHEix, ct qui durc jusqu'à nos jours, se distingue par les efforts tentés pour isoler du liquide septique les sulistances chimiques qu'on supposait s'y trouver et pour déterminer leur nature. Les découvertes de la se])sine, des ptomaïnes, des toxalbumines, etc., sont de date récente. Les principales publications parues dans cette direction scientifique sont : en Italie, celles de Selmi, Guareschi et Mosso; en France, celles de Gautier, Brouar- DEL et BouTMY, Etard, Pouchet, Bouchard, Roux et Yersix, Charrin, Chante- messe, Roger, Vincent; en Belgique, N'an Ermengem; en Allemagne, Husemann, KoBERT, Bocklisch, Salkowsky, Erhenberg et surtout Brieger; en Russie, Dragen- DORFF, Nencki, Anrep, Poel, Obolonski, L. Popoff, Kossorotoff, Kianitzine. Quelques résultats importants ressortent de cette série de recherches. C'est, d'une part, la démonstration de la formation d'une substance septique dans les solutions salines putréfiées et qui, originellement, ne contenaient pas de matière albumino'ide (L. Popoff, Bergmann, Veh, Anders, Kossorotoff), et, d'autre part, l'étude rigou- reuse et l'isolement des microbes (proteus vulgaris, mirabilis, b. botulinus, b. noso-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0419.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


