Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![organisation, c'est-à-dire en le coagulant ou en l'intoxiquant définitive- ment, tandis que les influences nocives de faible intensité ne font qu'altérer pour un temps donné la nutrition de la cellule. —- Avec une composition physico-chimique modifiée, celle-ci peut encore s'accom- moder aux actions extérieures et poursuivre sa vie. Depuis quelques années un nouveau et puissant moyen de défense de l'organisme a été mis en lumière. Les travaux anciens de Schultze, YiRCHOw, Reckliîs'ghausen, Ziegler, Bizzozero, Arnold, Gornil (résorp- tion du séquestre du choléra des poules, 1880), Ranvier, etc., avaient montré l'absorption des particules étrangères par les leucocytes et les cellules du tissu conjonctif. Les travaux récents de ^NIetchnikoff et de ses élèves sur la phagocytose sont venus jeter la lumière sur la nature jusque-là incomprise et sur l'importance de ce très grand phénomène biologique. Certaines cellules dites phagocytes (^Ietchnikoff) sont ca- pables d'absorber les microbes à l'état vivant et les toxines, de les digé- rer, de les détruire, de les rendre inoffensifs (voir plus loin les chapitres sur le sang, l'inflammation, les maladies infectieuses, etc.). A côté des moyens de défense préexistants que l'organisme met en jeu pour sa guérison, il en est d'autres, absents à l'état ordinaire, et qui se créent, pour ainsi dire, suivant les besoins : c'est la production dans les plasmas de l'organisme de substances qui jouent un rôle anti-infec- tieux ou antitoxique contre les germes vivants et contre les poisons microbiens. On sait quel secours a apporté à la thérapeutique, dans ces derniers temps, la connaissance des propriétés du sang des animaux immunisés. Les données de la science contemporaine ont projeté une vive lumière sur les procédés, les appareils, les modes de défense de l'orga- nisme, considéré comme unité vivante, engageant la lutte, avec la somme de ses défenses locales et générales, contre un cor])s nocif veiui thi dehors. Souvent, dès le début, les forces de défense de l'organisme élèvent une barrière suffisante au mouvement de progression de l'agent patho- gène, de sorte qu'il ne peut être question de maladie véritable avec une physionomie clinique arrêtée. Le trouble morbide se dessine vaguement sous la forme d'un malaise général, d'une indisposition. \a\ propriété de certaines cellules de jjouvoir digérer el détruire des substances nuisibles se rattache en ])artie à l'hérédité, mais non d'une manière complète. Elle est le fruit d'une adaptation, d'une diflV'rencia- tion des cellules (|ui s'éloignent de l'état embryonnaire. On sait, par exemple, quelles animaux nouv('au-n(''s sont fragiles à l'égard d'infections (|u'ils supporteront facilement dans la suite. L'homme adulte est en géné-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0044.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


