Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![ral i)Ius résistant que le nouveau-né et que Tenfanl contre les influences qui menacent sa vie. Pendant que se déroule la lutte des appareils et des éléments de l'organisme contre une cause morbide, la clinique en traduit les diverses phases et permet de reconnaître plusieurs périodes dans révolution d'une maladie. On distingue dans les affections aiguës une période d'in- cubation, une période d'invasion, une période d'état, une période de déclin à laquelle fait suite la convalescence. Incubation. — Cette période sépare le moment où l'organisme subit l'influence de la cause morbifique de celui où se manifestent les pie- miers symptômes de la maladie. Elle peut durer de quel([ues heures ' (pneumonie) à plusieurs années (rage, lèpre); elle correspond au laps de temps qu'exige l'agent morbide pour triompher des résistances que l'organisme lui oppose, pour se midtiplier et provoquer une lésion locale manifeste ou pour iniprégner l'économie de ses toxines. Elle est donc en rapport avec la nature de la maladie et ne varie, pour certaines d'entre elles, que dans des limites assez restreintes (les fièvres éruptives par exemple). — Dans certaines maladies sa durée est très inconstante; elle dépend du point de pénétration du germe et de la longueur du chemin qu'il a à parcourir avant de frapper les éléments anatomiques, susceptibles de réagir par des symptômes. Ainsi la morsure de la face donne la rage bien plus rapidement que la morsure du pied; la syphilis doit franchir par voie centripète toutes ses étapes ganglionnaires avant de devenir une infection sanguine générale; le paludisme ])eut végéter dans la rate pendant des mois avant de donner signe de vie. Cela re- vient à dire que l'homme peut porter au milieu des apparences d'une santé florissante des germes de maladies dont l'incubation sera presque illimitée. Nulle constatation ne permet mieux de se rendre compte de la nature et de l'existence de ce microbisme latent (Verîs'euil) que l'expé- rience de Trapesnikofi-. Une poule a reçu dans le sang des spores char- bonneuses que l'on retrouve pendant des mois dans les phagocytes san- guins de l'animal dès qu'on fait l'examen de son sang. Elle reste en parfaite santé. Veut-on que le charbon éclate, que la période d'incubation finisse, il suffit de refroidir la poule : en quelques heures l'infection char- bonneuse l'envahit. Cette expérience permet de saisir sur le vif quelques- unes des conditions qui interviennent dans l'incubation des maladies. Parfois l'organisme, dominé parle nombre ou la virulence des germes assaillants, ou encore affailjli dans sa résistance par une cause quel- conque, un coup de froid, etc., se laisse envahir en peu de temps; parfois, au contraire, il oppose, à l'aide des procédés dont nous avons](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0045.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


