Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![parlé, une résistance extrêmement longue. L'un de nous a fait, sur la demande de Pasteur, Tautopsie d'un homme mort de la rag-e à Bourg, A'ingt-sept mois après une morsure faite par un chien enragé. La résis- tance de cet homme contre l'infection rabique avait été accrue proba- blement par la vaccination. Il jouissait d'une santé parfaite, lorsqu'il fit une chute violente : dès le lendemain, c'est-à-dire bien plus vite que si on lui eût injecté le virus dans les méninges même, la rage éclata et tua le malade en trois jours. Le ]:)ulbe contenait un virus rabique d'une virulence exactement semljlable à celle de la rage des rues. Dans leurs allures, les maladies affectent le type intermittent, rémit- tent ou continu. Le type intermittent dans les maladies infectieuses (fièvres paludéennes, typhus à rechute) est dû à la destruction, pendant l'accès, d'un certain nombre de germes et à l'évolution ultérieure de ceux d'entre eux qui, sous une forme de résistance, ont été se loger, pendant un certain temps, dans la rate ou la moelle des os. La période d'apv- rexie correspond à l'absence à peu près complète de parasites dans le sang de la circulation générale. Quand de nouvelles générations de parasites se sont formées par un cycle évolutif naturel, le sang est en- vahi de nouveau et la crise fébrile recommence. On constate parfois une certaine intermittence dans les manifestations des maladies du sys- tème nerveux; il faut invoquer ici l'épuisement que provoquent les dou- leurs ou les convulsions dans l'activité des centres céréjjro-spinaux. La rémittence s'observe dans un grand nom])re de maladies aiguës d'une certaine durée. La rémission matutinale, qui est un phénomène phy- siologique dans la température du corps humain, s'accentueici. Le chiffre thermique, qui atteint le soir 40, descend le matin pres(pie à la normale. Le type continu des maladies aiguës est fréquent dans nos contrées. \j Invasion se l'ait d'une manière brusque (variole) ou graduelle (fièvre lyphoïde), elle estvarial)le dans sa durée. Période d'cldt. — Pendant (pt'elle se déroule, la fièvre se maintient au voisinage de son chiffre le plus élevé. Elle dui-e (juelques heures dans l'accès intermittent palustre, des jours et des semaines chez le typhique. Quand la maladie a, par son essence, un cycle régulier exempt do complications, la pneumonie franche par exemple, on peut prédirez à peu ])rès le jour où la (ièvre toniljera. Dans l'évolution des maladies aiguës, la possiI)ililé d'ime telle proplu'lie n'c-st que rarement réalisée. La Période de déclin é\ ()lue ra|)i(leinent el c'est la ( / /.se, ou bien la dél'er- vescence est lente et c'est la ///v/.v. Les Anciens accordaient une impor- tance considéral)Ie à la ci'ise ; ils la considéraient comme le dernier](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0046.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


