Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![Convalescence. — La défervescence terminée, la convalescence com- mence; c'est la période de réparation des désordres et des lésions, celle du rétablissement des fonctions et du retour des forces. Dans les cas où la maladie a été grave et de longue durée, le sujet est pâle et amaigri, sa voix est affaiblie ; le moindre effort musculaire lui est pénible; il marche avec difficulté et chancelle. Les facultés intellec- tuelles, la puissance d'attention, la mémoire, sont souvent diminuées; Fémotivité psychique est plus grande et la sensibilité au froid accrue. Les troubles nerveux et musculaires se font sentir dans l'énergie des contractions cardiaques. Le premier bruit du cœur est mal frappé, parfois soufflant parle fait de l'anémie. — Les palpitations sont fréquentes et pénibles; le pouls est mou, dépressible, ralenti, s'accélérant vite sous l'influence du moindre eflort. Le retour de l'appétit se fait d'hal^itude rapidement; il est impérieux chez certains malades (typhiques). L'urine est abondante, pâle, limpide, ou troublée par les phosphates et les carbonates terreux quand elle est alcaline, ce qui, d'après CiuriLER, serait la règle. Les chlorures atteignent de nouveau le chiffre normal. L'appétit général se réveille ; les règles n'apparaissent d'ordinaire qu'après le retour complet de la santé. Cependant les produits épider- miques ont souffert dans leur nutrition ; les ongles présentent des dépressions, les cheveux tombent et repoussent plus tard, la peau des- quame légèrement. L'intensité de la fièvre, l'abondance des déperditions organiques, et plus encore la nature plus ou moins toxique de la maladie, le régime auquel ont été soumis les malades, leur âge, leur force, sont des condi- tions qui influencent la marche et la durée de la convalescence. Le corps du convalescent, dont les éléments n'ont pas encore récupéré leur consti- tution physico-chimique normale, ofl're une débilité générale et souvent une vulnérabilité particulière de divers appareils. Les accidents de la convalescence ne sont pas rares. Certains malades manifestent peu à peu un trouble des fonctions intellectuelles caractérisé par du délire ma- niaque ou mélancolique, [)arfois de la démence à forme stupide, qui n'est pas toujoiu's curable. La cause de ces phénomènes est un trouble dans la nutrition des cellules cérébrales; Trousseau l'attribuait à l'inanition; il est proijable que l'intoxication des cellules nerveuses par les poisons microbiens joue le principal rôle. Une sorte de fragilité, une prédis- position héréditaire nerveuse se rencontrent souvent chez les individus qui présentent de telles réactions. D'autres convalescents souffrent de phénomènes de névrite périphéri(|ue avec symptômes d'alaxie, sensa- tion de fourmillements, etc. T^a convalescence peut être aussi li'ou])lé(> par des lésions d'organes qui se réparent trop lentement f)U encore](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0048.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


