Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![à l'entrée de l'air dans les poumons doit être encore rattachée à l'arrêt et à répuisement du centre respiratoire. C'est aussi par la paralysie de ce centre qu'agit le passage du courant électrique suivi de mort. Les maladies chroniques cachectisantes f(ui s'accompagnent de pertes considérables de sang et d'al])uniine, qui entravent l'assimilation des aliments, conduisent à la mort par anoxhéniie, épuisement du cen- tre respiratoire et aussi peut-être épuisement des ganglions cardiaques. 11 n'est pas toujours facile, dans certains cas, de préciser la cause exacte de la mort; elle n'est pas toujours unique, ni dans les cas de mort physio- logique par vieillesse, ni même dans ceux où la mort survient subite- ment. Prenons un exemple : un homme est atteint de dégénérescence du myocarde, avec épuisement de son muscle et de ses ganglions car- diaques. De ces lésions résultent un ralentissement de l'activité car- diaque, une oxygénation imparfaite du sang et une excitation insuffisante des centres respiratoires. La mort par surmenage ou épuisement car- diaque se complique de phénomènes d'asphyxie. (Juel mécanisme faut-il incriminer quand la mort survient? le trou])le des fonctions du canir ou celui du centre respiratoire ? La mort physiologique, c'est-à-dire la mort lente et progressive de l'organisme sans maladie, par le fait seul de la vieillesse, est extrême- ment rare ; dans ce cas, on constate la diminution, puis l'absence complète d'appétit et une faiblesse générale, graduelle et progressive. Mais le plus souvent la mort survient dans la vieillesse par le fait d'une affection quelconque, albuminurie ou maladie infectieuse ou toxique accidentelle. Les tissus de l'organisme affaibli réagissent à peine contre l'agent patho- gène et ce dernier exerce rapidement son action funeste sur le cœur et le centre respiratoire. La mort graduelle est accompagnée de ce qu'on appelle la période agonique. L'agonie (àYûv, lutte) qui, d'après les Anciens, représentait la dernière lutte entre « le principe vital » et le principe de la mort, est la période pendant laquelle l'individu se meurt lentement et graduellement. Elle correspond au moment où l'état de conscience psychique et de connais- sance est aboli. L'écorce cérébrale est déjà morte, tandis que le cœur et la respiration continuent à fonctionner faiblement. L'agonie est une sorte d'asphyxie lente. Parrot a donné de l'ago- nisant un tableau d'un réalisme précis et d'une belle venue littéraire. « L'agonisant est couché sur le dos, la tête renversée en arrière, ou bien, au contraire, inclinée en avant. 11 a cessé d'être en relation avec le monde extérieur : plus de connaissance, plus de sensations, plus de](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0051.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


