Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![voix. Le corps est souvent dans la résolution et c'est à peine si, de temps en temps, on observe des contractions filjrillaires, des soubresauts de tendons et, du côté des membres, quelques mouvements faibles et sans ])ut appréciable, presque toujours provoqués par la sensibilité réflexe, la seule qui ne soit pas encore atteinte. Les yeux à demi clos ou large- ment ouverts sonl immoljiles : il n'y a plus de clignotement. Les pupilles, presque toujours dilatées, restent insensibles à l'influence de la lumière. Le nez est effilé et froid, les pommettes saillantes, les tempes creusées et arides. La boucbe béante semble faire appel à l'air qui manque au moribond. La cavité buccale est desséchée et les lèvres, comme flétries, sont collées sur les arcades dentaires qui proéminent démesurément. La respiration est bruyante, saccadée, et l'on entend à distance les râles et quelquefois un véritable gargouillement dù à l'obstruction des voies bronchiques par d'abondantes mucosités. On voit à chaque mouvement respiratoire le larynx s'élever et s'abaisser alternativement, comme si l'air était dégluti, la dilatation du thorax étant insuffisante à le faire pénétrer dans le poumon. Le pouls est petit, en général accéléré, parfois irrégulier et intermittent. Si on vient à ausculter le C(eur, on constate l'afiaiblissement de ses bruits et la main appliquée sur la région précor- diale ne perçoit plus de choc. La peau, dont la température est habituel- lement plus basse et quelquefois plus élevée que dans les autres périodes de la maladie, se couvre souvent d'une sueur vis(|ueuse. » Parmi les organes des sens, l'odorat et le goût perdent les pre- miers leurs fonctions, puis la vue s'abolit. L'ouïe persiste plus long- temps et l'agonisant peut cpielquefois entendre sa sentence, si le médecin commet rimprudcnce de la prononcer à haute voix. Pendant l'agonie la tem])érature s'abaisse souvenl de un à deux degrés. Cette hypofliermie n'est pas de règle absolue ; parfois même (tétanos, insolation, pyrexies) la température atteint et dépasse 4^° pen- dant l'agonie ou peu de temps après la mort. On a vu des cadavres té(ani(|ues atteindre 44- cause de celle hyperihermie réside dans l'excès de chaleur que le ralentissement ou l'arrêt de la circuhilion cutanée ne permet plus d'émettre par rayonnement. Les conlraclions du visage provoquées par les soulfraiices ali()c(>s de la maladie ou encore l'assymcUric^ produite^ par la paralysie de ([uel- (pies nuiscles de la l'ace, disparaissent pendant l'agonie; les assistants sonl frappc's par l'asjjccl de sérénité et (juchpiefois de majeslé iinpré\ u(> (|ue présenlenl à ce moinenl suf)rèine les traits des malades. L'agonie peul durer de uuv heure à deux jours el mèm(> ])his. Le momeiil (hi dernier ballcnieiil cardia(|ue (h)il élre consich'-ré comme l'i nslanl de hi niorl.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0052.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


