Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![On donne le nom de collapsus à cet état d'afTaiblissement général de toutes les fonctions de Forg-anisme qui précède parfois la mort lente et qui est occasionné surtout par raflailjlissement excessif du travail du cœur. Dans la nioii (ipparenle^ l'arrêt des mouvenienis du cœur et de la respiration n'est pas absolu ; on peut encore les percevoir à l'aide de procédés très minutieux. La perte de la connaissance est cependant complète. Indépendamment de l'arrêt du cœur et de la respiration, on a donné comme signes certains de la mort l'algidité progressive du corps (algor niortis), puis, quelques heures après la fin de la vie, l'apparition de taches livides cadavériques qui se montrent surtout aux parties déclives du corps, et enfin la rigidité cadavérique (rigor mortis). Ces trois signes n'ont pas un caractère de constance absolue. Leur appari- tion est commandée par une foule de circonstances dépendant de l'extérieur (température, humidité, situation du corps, saison de l'année) ou de l'état pathologique du sujet (maladie infectieuse, repos ou mouve- ment, distension intestinale, etc.). La rigidité cadavérique peut survenir parfois quelques instants après la mort (état cataleptique) ou tarder qua- ranlc-luiit heures et plus avant de se montrer. Au point de vue médico- légal, c'est un proljlème difficile à trancher (]ue d'établir une limite entre la vie et la mort. D'après Brouahdel, il n'existe pas un symptôme pathognonionique qui puisse permettre de déterminer dans tous les cas avec exactitude le moment de la mort. La mort suljite est due le plus souvent à des lésions de l'appareil circulatoire et à des troubles du système nerveux central. Cependant, des perturJjations survenues dans un organe quelconque peuvent aussi provoquer la mort subite par action réflexe sur le centre cardiaque ou respiratoire. La mort des éléments cellulaires pris isolément ne survient pas immédiatement après la mort de l'organisme, unité vivante. De nom- breux faits démontrent que les cellules des divers organes continuent encore à vivre quelques minutes et nu'Mne quelques heures après la mort. L'excitabilité de difl'érents tissus après la mort et quelques phéno- mènes fonctionnels qui la traduisent ont permis d'élucider ce prol)lème. L'excita1)ilité électrique des muscles et des nerfs persiste pendant deux heures et môme plus chez les animaux à sang froid; les muscles qui meurent les premiers sont, par ordre d'énumération : ceux de la nuque, du dos, de la paroi abdominale, et, en dernier lieu, ceux des membres supérieurs et inférieurs. Les études d'histologie fine portant sur les multiplications mitosiques des cellules ont montré d'une manière très précise qu'après la mort de l'individu les cellules continuent à vivre, puisqu'elles continuent à parcourir les phases de leurs divisions. Si](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0053.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


