Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky.
- André Chantemesse
- Date:
- 1905
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Credit: Les processus généraux / par A. Chantemesse et W.W. Podwyssotsky. Source: Wellcome Collection.
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![à son tour apporter une lumière inattendue qu'elle était allée puiser clans le domaine de la pathologie comparée. Chez un insecte, le ver à soie, atteint de plusieurs maladies qui se transmettaient héréditairement, Pasteur suivit le germe de la pébrine dans le corps de l'insecte, dans la chrysalide, dans le papillon pondeur et enfin dans Fœuf lui-même. Ce fut la découverte expérimentale d'un des modes de l'hérédité des mala- dies infectieuses. Sur le même insecte et à propos d'une autre mala- die, la flacherie. Pasteur constata, par l'expérience, la transmission héré- ditaire de la fragilité d'un organe, d'une failjlesse originelle, qui prédis- posait héréditairement aux trouilles digestifs. Ainsi furent constatés pour la première fois et reproduits par l'expérience ces deux modes de l'hérédité : l'infection et la dystrophie. Envisagée dans sa nature et dans sa cause, l'hérédité est le résultat de toute multiplication, de tout accroissement qui dépasse les limites de l'individualité. Lorsque la cellule musculaire donne, en se multipliant, une autre cellule musculaire et qu'un épithéliiun produit de l'épitliélium, ce ne sont là que tles manifestations de l'hérédité des éléments isolés des tissus. La propriété essentielle de l'hérédité telle ((ue nous la consta- tons est de permettre, d'une part, la conservation de l'identité des des- cendants avec les ascendants, et, d'autre part, l'accumulation, dans les organismes de nouvelle génération, de c{ualités pliysiques et morales des générations précédentes. Cette accumulation est cpielquefois favo- i-able, c'est la cause d'un progrès ; quelquefois défavorable, c'est la cause de dégénérescence ; elle est en tout cas une source d'évolution. Les propriétés héréditaires de conservation et d'adaptation font de nous la copie, mais non la copie servile, de nos parents. Quand la matière vivante apparut sur la terre, l'essence même de sa nature devait amener chez elle une modification immédiate, provoquée par l'action réciproque de cette nuitière et du milieu environnant. I^a vie se continuant, et l'accroissement par mullij)lication ne pouvant dé- passer les limites de l'individualité primitive, h» transmission du pro- toplasma, et par conséquent de ses fonctions, se lit naturellem(>nl. L'hérédité devait naître. Chez les êtres uni-cellulaires et, en général, dans les cellules d'un organisin<> nudliccliuhiire se développant par scission ou par ])ourg(>on- nement, l'hérédité se Irouve ramenée à la continuité du j)rotoplasma : la cellule-fille est idenli(|ue à la cellule-mère pai'cc qu'elle n'est qu'une parcelle et la continuation immédiate du corps maternel. Dans les orga- nismes nu)no<ellulaii'es asexiu's la facullé (raccroissemenl et de conli- nuation de l'espèce, et par conséquent la facullé de la Iransmission des caractères par hérédih, est propre à chaque ccllidc et mènu* aux por-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2150779x_0062.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


