Traité théorique et pratique de la ligature des artères / [P.J. Manec].
- Pierre Joseph Manec
- Date:
- 1832
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Credit: Traité théorique et pratique de la ligature des artères / [P.J. Manec]. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![de la sorte, Bichat raisonnait d’après le résultat immédiat de la ligature ]a nature pas à sur le cadavre ou sur le corps vivant. Mais il ne fallait pas en rester ? . , nlicre e jeux pas, et instant par instant, on aurait vu que la ligature qui opéré une section net ® e jeg tuniques d’une artère, met celle-ci dans des conditions plus favorables poui saproc aine larges et instruments qui produisent une division irrégulière de ces mêmes tuniques, comme g' resse- rubanées, ou bien un simple rapprochement des parois opposées du vaisseau, comme e . artères. Dans le] premier cas, c’est une plaie simple qui tend à se réunir par première mtenti , second, c’est une plaie contuse qui doit suppurer avant que ses lèvres adhèrent assez fortement pour s’opposer à la marche du sang; enfin, dans le troisième cas, les parois artenelles étant rapprochées, les tuniques reslent intactes; mais aussi la succession des phénomènes qui dmvent avoii pour arriver à l’oblitération du vaisseau, ne se fait que très lentement, et toujours il arrive que 1 irritation produite par le séjour du presse-artère dans les tissus vivants, est suivie d une suppuration qui détruit que la nature pouvait avoir fait jusque là pour atteindre le but de l’opération, l’oblitération de 1 artere. C’est pour avoir méconnu ou mal jugé ces faits, que la plupart des chirurgiens ont emp oye et conse l’usage des ligatures larges et aplaties, et qu’ils ont dit qu’il fallait proportionner leur grosseur d apres le volume des vaisseaux. Sur ce dernier point, 1 erreur était complète; nous veirons pus q justement pour les grosses artères qu’il importe sur-tout d’employer des ligatures étroites et arrondies , parce que la vitalité de leurs parois est moindre que dans les petites (1). . Lorsqu’on adopte pour point de départ un principe erroné, les conséquences qui en découlent doivent l’être aussi ; voilà ce qui explique comment Scarpa, qui a fait tant d’expériences sur le sujet qui nous occupe (2), est constamment resté à coté de la vérité. Il ne tenta même pas de lier les arteres avec des ligatures simples; il se servit toujours de ligatures larges, ou bien il interposa, entre le lien et l’artere, un corps assez volumineux pour protéger les tuniques de cette dernière contre l’action destructive de la ligature. Une pareille méthode devait souvent produire des accidents funestes; c est ce que ne tarda pas à reconnaître l’illustre chirurgien qui l’avait mise en usage;aussi, quelques années plus tard, lecommanda-t-il, dans un mémoire particulier, d’enlever tous ces corps étrangers au bout de quelques jours, poui prévenir , ce qui arrivait constamment, l’ulcération de l’artère. Les manœuvres nécessaires pour l’extraction de cet appareil sont douloureuses, puisqu’elles sont faites àtravers une plaie enflammée,dont les bords commencent ou ont commencé à se réunir; et de plus, elles exposent à des hémorrhagies immédiates, produites par les secousses et les tiraillements exercés sur le vaisseau. Il vaut beaucoup mieux n employer, pour la ligatuie des artères, que des corps peu volumineux, afin qu’on puisse impunément abandonner leur expulsion aux seuls efforts de la nature. Celte dernière manière d’opérer a été proposée pour la première fois par un chirurgien anglais, le docteur Jones, qui, en 1805, publia un travail très remarquable sur la manière dont la nature procède pour suspendre les hémorrhagies. Les expériences nombreuses que fit cet habile chirurgien sur les animaux vivants, lui prouvèrent que, toutes choses étant égales d’ailleurs, l’opération réussissait plus souvent et plus promptement lorsque la ligature était petite et arrondie, que lorsqu’elle offrait des conditions opposées. Quoiqu’il ne soit pas tout-à-fait exact de conclure rigoureusement, et dans tous les cas, des expériences faites sur les animaux, à ce qui doit arriver sur l’homme, il y a cependant une analogie si grande dans les fonctions organiques des animaux de la même classe, qu’à moins d’être tout-à-fait prévenu contre, on ne peut se refuser d’admettre que la similitude est presque parfaite. Un expérimentateur, doué d’un esprit juste, saura toujours tenir compte des légères différences qui peuvent se rencontrer. Dans quelques circonstances elles sont plus prononcées entre deux individus de la même espèce, mais d’un âge et d’un tempérament différent, qu’elles ne le sont entre l’un de ces individus et tout autre sujet pris dans une espèce différente, mais qui se rapprocherait de lui par des analogies d’âge et de constitution. Les avantages de la méthode du docteur Jolies furent promptement sentis et appréciés par plusieurs praticiens anglais, tels que Abernethy, Astley-Cooper, Travers, et plusieurs autres, qui n’hésitèrent pas à en faire l’application sur l’homme. Les succès les plus complets couronnèrent ces heureuses tentatives, et en peu de temps, presque tous les chirurgiens éclairés de la Grande-Bretagne suivirent cet exemple. En France, il n’en fut, je crois, fait mention qu’en 1814. A cette époque, M. le professeur Roux publia un ouvrage (3) dans lequel il établit un parallèle entre la chirurgie française et la chirurgie anglaise ; (i) Nous ne voulons pas dire cependant que ce principe soit tout-à-fait absolu, mais nous pensons que, relativement à la grosseur de l’artère il est plus nécessaire d’employer une petite ligature pour un gros tronc, que pour une petite branche. (i) Observations sur Vanévrysme, 1 * 3797~’ 79^ > traduites et publiées par M. le professeur Delpech, année 1809.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30452260_0019.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)