Contribution expérimentale à l'étude du contenu cardiaque dans la mort par asphyxie mécanique : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 29 juillet 1901 / par Louis Blanc.
- Blanc, Louis, 1874-
- Date:
- 1901
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Credit: Contribution expérimentale à l'étude du contenu cardiaque dans la mort par asphyxie mécanique : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 29 juillet 1901 / par Louis Blanc. Source: Wellcome Collection.
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![(l’un norliijiu' <iY<nit siuuîoiiiIh* hnileiiHmi a))i’^‘s des plifises süccessives et prolongées d’aspliy-xie,. Ici, en elîet, nous aurons alTaire an caillot ludtennMil lihrineux, roririé peu à p(Mi, an furet à mesure de rinsuflisancaî res|)ii-atoire, de la gêne circulatoire, de l’adidtéi'ation du liquide san- guin ; nous sei'ons bien en j)résence dn (caillot agonique. Hicn (iitTérents sont, pcnsons-nons, les faits dans l’as- phyxie mécanique violente. Brusquement un obstacle s’interpose entre l’air et le sang; en quelques instants, la mort arrive : le sang étant dépossédé de sa fonction vitale, jnavé qu’il est d’oxygène et saturé d’acide carbonique. L’agonie est brève, le cœur ne lutte que quelques ins- tants, et le sang transformé, inversé si l’on peut ainsi dire, se trouve brusquement arrêté dans son élan, après quelques tressauts d’ultimes battements. Or, si l’on ouvre ce cœur à ce moment précis du dernier battement, le caillot n’existe pas : le sang est noir, liquide. Mais quel- ques heures après, l’autopsie montre déjà un commence- ment de coagulation qui va, nous le répétons encore une fois, en s’aftirmant davantage au fur et à juesure qu’on s’éloigne du moment de la mort. A ce premier fait qui nous semble déjà d’une précision suftisante, vient s’ajouter, pour le conürmer, cette autre observation que nous avons eu l’occasion de faire plu- sieurs fois au cours de nos recherches : A maintes reprises, en pratiquant l’autopsie immédiate de cobayes, nous avons pu compter pendant plus de demi-heure des battements cardiaques sur ces animaux ayant manifestement succombé, et dont la cage tho- racique était ouverte sous nos yeux. A chaque fois que nous avons incisé ces cœurs où les battements n’étaient pas encore tout à fail (Meints, nous n'avons Irouvé (]ue du](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22403024_0050.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)