Gymnastique de l'opposant : uniquement fondée sur l'anatomie et la physiologie de l'homme / par J.-L Pichery.
- Pichery, J.-L. (Jules-Léandre), 1811-
- Date:
- [1870]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Gymnastique de l'opposant : uniquement fondée sur l'anatomie et la physiologie de l'homme / par J.-L Pichery. Source: Wellcome Collection.
203/252 page 197
![I.a pemission s'opère avec la main ou avec la palette, un linge mouillé, un faisce^au de verges [flagcllatioîi], etc. La percussion a lieu par le bord cubital de la main ouverte, agissant comme un tranchant, ou hachure; avec la main ouverte ou par claquement^ avec la pointe des doigts, ou par pointillage^ avec le poing fermé agissant par la force dorsale des doigts ou par son bord cubital, percussion par vibrations profondes- La percussion, comme la friction, peut rectiligne ^angu- leuse^ etc. Les mouvements consistent à taire jouer passivement les arti- culations, à résister àdes mouvements actifs prescrits au patient, ou bien à lui faire exécuter des mouvements auxquels on ré- siste. On pratique encore le mouvement par secousse, ou mouve- ment du sonneur de cloches. 11 s’exécute en fléchissant un membre et en l’étendant brusquement une ou plusieurs fois de suite. Enfin on pratique des tractions sur les articulations et des tor- sions sur les masses musculaires volumineuses. Ces opérations élémentaires étant connues, il est facile de se faire une idée d’un massage général. Celui-ci consiste à faire passer successivement toutes les sections du corps par toute la série de manœuvres que nous venons d’énumérer. L’on com- mence ordinairement par les phalanges unguéales ; on les fric- tionne, on les pétrit, on les malaxe, on les foule, on les scie, on ^ les hache, on leur fait subir tous les mouvements dont elles sont capables, on les soumet à la traction et à la secousse et on traite ensuite de même les phalanges moyennes, les phalanges méta- carpiennes , le métacarpe, le carpe, l’avant-bras, le bras et l’épaule. L’on soumet ensuite les diverses régions du cou et du tronc aux mêmes épreuves, etl’on termine par le massage du membre inférieur, que l’on pratique comme celui du membre supérieur. Grâce à sa disposition anatomique, la tête, plus que tout autre organe, se prête aux manipulations méthodiques. La présence du plan résistant et superficiel, constitué parles os du crâne et de la face, y place à la discrétion de l’opérateur toute l’économie de la circulation et de l’innervation. Aussi la plupart des maladies de cette région, hémorrhagies, collections sanguines, névralgies, migraines, lipomes, tumeurs enkystées, etc.^ guérissent-elles sûrement par l’emploi exclusif de ce moyen. Quant à l’intensité des manœuvres, il n’y a pas de réglés](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28717697_0203.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


