Gymnastique de l'opposant : uniquement fondée sur l'anatomie et la physiologie de l'homme / par J.-L Pichery.
- Pichery, J.-L. (Jules-Léandre), 1811-
- Date:
- [1870]
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Credit: Gymnastique de l'opposant : uniquement fondée sur l'anatomie et la physiologie de l'homme / par J.-L Pichery. Source: Wellcome Collection.
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![tMre réalisé sans le concours d’un personnel muni d une instruc- sioii spéciale et qui tait aujourd’hui complètement defaut. C est aussi l’avis de l’auteur que nous venons de citer. « En parlant de la station d’Aacheu, dit-il, j’ai dit quelle est la réputation d ha- bileté des doucheurs et des masseurs de ces pays. Dans mon troi- sième volume, j’aurai l’occasion d’appeler l’attention sur les bons * résultats (pie l’on oblient en Savoie, a Aix les Bains, de la com- hinaison de la douche et du massage. Au risque de me montrer trop exigeant, j’avouerai cependant, que je n ai pas trouve, mê- me dans ces pays, de bons doucheurs et encore moins de bons masseurs. Ils sont plus habiles sans doute que ceux des etablisse- ments de France, dans lesquels le massage est rarement employé, mais ils ne méritent pas pour cela la réputation qu on leur a ac- cordée. En Prusse et en Savoie, etc., par exemple, j’ai étésurpris de voir les masseurs, qui ont une réputation européenne, ignorer les notions les plus simples de la théorie du massage tel qu’il était pratiqué par les Egyptiens, et les premiers éléments de la structure du corps humain, sans lesquels il est impossible de bien doucher, et, à plus forte raison, de masser avec perfec- tion. » (Rotureau: loc. cit.]. On ne doit pas oublier non plus la valeur du mode d’alimen- tation suivi par les malades. En allant aux eaux, le pauvre a pris ses précautions, et fait d’avance nn sacrifice; ilpeuty prendre une nourriture plus substantielle et sufüsamment réparatrice; d’une autre part, les classes riches, sous prétexte de traitement, y prati- quent une sobriété relative et y sacrifient plus largement et plus volontiers à la tempérance. Enfin, il est encore tout un ordre de considérations que Bon ne saurait oublier: nous voulons parler de l’influence morale. Qui posera des limites^ a la puissance de la foi? Comme la foi reli- gieuse, si la foi thérapeutique ne transporte pas les montagnes, elle n’en a pas moins ses miracles; miracles nombreux, frap- pants, indéniables. Pour en rapporter quelques-uns, nous n’éprou- vons que l’embarras du choix. Le savant Méad affirme que les rois d’Angleterre ont bien réellement guéri des scrofuleux par l’at- touchement. Le patriarche delà chirurgie française, Guy de Chan- liac, a vu le même prodige opéré par des rois de France. Tacite rapporte queles empereurs Adrien etVespasien en faisaient autant avec leurs mains, et Pyrrhus avec son pied. Boyle, le](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28717697_0227.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)