Aphasie syphilitique / par Benjamin Tarnowsky.
- Tarnovskii, Veniamin Mikhailovich, 1839-1906.
- Date:
- 1870
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Credit: Aphasie syphilitique / par Benjamin Tarnowsky. Source: Wellcome Collection.
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![lions et qui servent de liaison à la substance corticale des circon- volutions symétriques. Indépendamment de la détérioration des voies qui servent à transmettre les déterminations motrices volontaires, d’autres voies peuvent rester intactes, par exem|)le celles au moyen desquelles l’incitation motrice involontaire arrive aux centres coordinateurs des mouvements nécessaii'es cà l’articulation. Quant à l’existence d’une incitation volontaire, séparément d’une autre involontaire, c’est un fait sur lequel M. Baillarger insiste principalement. Il cite comme exemple, des personnes qui jouissent d’une parfaite santé, parlent et gesticulent dans les rues, sans s’en apercevoir. D’autres fois, il arrive que sous l’influence d’une impression instantanée, nous prononçons malgré nous certaines paroles que nous voudrions rétracter ensuite. Ainsi, lorsque les incitations de la volonté ne parviendront pas aux centres coordinateurs par suite d’une détérioration des voies» le malade ne pourra pas prononcer les mots (]u’il voudrait dire, malgré son plus ardent désir, et malgré la conscience de ces mots. Il se taira, ou bien dira des paroles hors de propos, influencées par l’incitation motrice involontaire. On a observé dans certains cas d’apbasie, assez rares il est vrai, qu’il arrivait au malade d’écrire correctement des pages entières, sans en pouvoir prononcer une seule parole à haute voix. A toutes les questions qu’on adresse à ces malades, ils ne répondent qu’un seul et même mot prononcé distinctement, mais ne correspondant guère au sens de la question. Examinons maintenant la cinquième condition indispensable à la parole normale. Il est évident qu’une fois les centres coordinateurs des mouve- ments musculaires concourant à l’articulation des mots étant dé- truits, l’articulation des sons devient impossible, et le malade ne peut pas parler. Il est possible que les muscles appartenant à ces groupes gar- dent leur contractilité, mais la coordination une fois détruite, le malade ne pourra plus s’exprimer d’une manière claire et précise. Je ne peux rn’empêcber de relever ici une particularité qui m’a toujours frappé. M. Bouillaud, qui, depuis 1825, avait toujours maintenu son « principe coordinateur des mouvements de la](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22331876_0012.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


