Traité des maladies infectieuses : maladies des marais : fièvre jaune : maladies typhoïdes, fièvre pétéchiale ou typhus des armées, fièvre typhoïde, fièvre récurrente ou à rechutes, typhoïde bilieuse, peste; choléra / par W. Griesinger ; tr. d'après la 2. éd. allemande et annoté par G. Lemattre.
- Wilhelm Griesinger
- Date:
- 1868
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Credit: Traité des maladies infectieuses : maladies des marais : fièvre jaune : maladies typhoïdes, fièvre pétéchiale ou typhus des armées, fièvre typhoïde, fièvre récurrente ou à rechutes, typhoïde bilieuse, peste; choléra / par W. Griesinger ; tr. d'après la 2. éd. allemande et annoté par G. Lemattre. Source: Wellcome Collection.
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![non-seulement aux courants d'air qui entraînent les émanations, mais en- core à la composition du sol et à son état hygrométrique. Les vents violents détruisent les miasmes ; là au contraire oîi l'air est dans un repos com- plet, dans les contrées marécageuses d'une température élevée, le miasme se développe dans les circonstances les plus nuisibles et localise son action à certains points isolés, à un côté d'une rue, à une série de vaisseaux dans un port; des murailles, des groupes d'arbres, des forêts, etc., peuvent arrêter la propagation du miasme ou du moins le fixer à quelque endroit limité, le miasme peut se concentrer pour ainsi dire et s'amasser dans quelques coins, dans quelques gorges isolées. § o. DéTeloppement «les maladies paludéennes dans des contrées non marécag^euses. — Les fièvres des marais se développent quelque- fois dans des localités qui ne sont pas marécageuses. Le fait de leur appari- tion est dû en partie à certaines qualités des terrains, à la stagnation de matières putrides et humides, toutes causes que, dans un sens plus large, on peut ranger au nombre des influences palustres ; c'est dans ces cir- constances que se développent des cas endémiques plus ou moins limités, et cela de préférence dans les bas-fonds, dans les terraips d'alhivion bai- gnés sans cesse par l'eau, dans les deltas des fleuves, dans les terrains argileux souvent submergés; la même influence s'exerce encore au milieu des flaques d'eau riches en matières putrescibles, dans les habitations sou- terraines, dans les casemates, dans les contrées humides avec une végé- tation riche et sauvage, mais inculte; le même fait se reproduit aussi sur les vaisseaux lorsqu'un miasme se développe à fond de cale du sein de matières putrides imprégnées d'eau de mer. Beaucoup de pays à fièvres paraissent au premier abord secs et nullement marécageux, mais sous leur écorce desséchée, on trouve bientôt des terrains humides qui donnent lieu au développement d'effluves souterraines [Bas-Rhin, Brabant, Algérie, Oasis du désert] ; l'air s'infiltre avec les rayons solaires à travers les p(jres de sa surface et son contact avec les matières putrides y développe des vapeurs miasmatiques ; c'est par un processus analogue qu'une épidémie de fièvres se développa à Paris en 1840, alors qu'on élevait les fortifica- tions de la ville, et dernièrement encore à l'occasion des constructions des quartiers excentriques de Paris et à la suite d'établissements de canaux souterrains destinés à conduire le gaz dans beaucoup de nouvelles rues, on eut à observer [Trousseau] l'apparition de la fièvre intermiltente et même de la fièvre pernicieuse (I). Dans d'autres circonstances, les conditions quiprésident à sondéveloppe- (I) Des idées analogues ont été émises par le docteur Armieux. M. le professeur J. CIo- quet, en présentant à l'Académie des sciences l'ouvrage de cet auteur sur les marais souterrains, s'exprimait ainsi {Comptes rendus de l'Académie des sciences, séance du 6 mars 1865) : « Le docteur Armieux prouve que, dans certaines conditions géologiques, lorsque des nappes d'eau gisent près de la surface du sol, étendues sous un sol imperméable, il se](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21055373_0019.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)