Traité des maladies infectieuses : maladies des marais : fièvre jaune : maladies typhoïdes, fièvre pétéchiale ou typhus des armées, fièvre typhoïde, fièvre récurrente ou à rechutes, typhoïde bilieuse, peste; choléra / par W. Griesinger ; tr. d'après la 2. éd. allemande et annoté par G. Lemattre.
- Wilhelm Griesinger
- Date:
- 1868
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité des maladies infectieuses : maladies des marais : fièvre jaune : maladies typhoïdes, fièvre pétéchiale ou typhus des armées, fièvre typhoïde, fièvre récurrente ou à rechutes, typhoïde bilieuse, peste; choléra / par W. Griesinger ; tr. d'après la 2. éd. allemande et annoté par G. Lemattre. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Francis A. Countway Library of Medicine, through the Medical Heritage Library. The original may be consulted at the Francis A. Countway Library of Medicine, Harvard Medical School.
23/576 (page 11)
![assez grand nombre (1); si dans d'autres circonstances, cette eau n'a point développé de maladies de même espèce ou en a produit d'autre?, telles que la dyssenterie, on peut admettre que tantôt l'eau contenait cer- tains principes qui faisaient germer la fièvre, que tantôt elle n'en renfer- mait point : quelques observations donnent à croire que cette matière toxique se manifeste et agit sous la forme d'un gaz ou d'un fluide ; Hudson (2) rapporte le fait suivant qui arriva à G. Bird : ce chimiste était à expérimenter sur les gaz des marais, quand tout à coup il se fit un déve- loppement de gaz infects, il éprouva aussitôt des nausées, et le jour sui- vant fut atteint de fièvre intermittente. Evans rapporterait, au dire d'Had- son, des faits analogues dans ses écrits qui ont trait aux fièvres des Indes occidentales. § 8. TVatupe du miasme. — Nous ne connaissons pas encore la nature propre du miasme; les recherches faites autrefois pour isoler l'élément actif des émanations paludéennes [Moscati 1795, Vauquelin 1810, Julia Fon- tenelle 1823], ont seulement démontré la présence d'une matière organi- que putrescible, odorante ; les nouvelles recherches de Bechi (3) lui ont fait reconnaître dans l'air des maremmes de Toscane un peu d'ammoniaque, dans la rosée une matière organique, mais ces résultats nous éclairent fort peu sur la nature même du miasme infectieux. Quant à l'hypothèse que l'on a faite d'un miasme animé, consistant dans des infusoires végé- taux microscopiques, nous pensons avec Muhry qu'on ne doit point l'abandonner, en raison des résultats négatifs obtenus, parce que la recherche n'en a pas été assez sérieuse; on peut ajouter que beaucoup défaits de développement de la fièvre trouvent une explication acceptable dans cette hypothèse, et cependant les raisons ne sont pas encore suffi- santes pour nous la faire adopter et nous en faire reconnaître la vérité. première invasion, observés à Rome pendant l'hiver; rien de pareil dans l'été des régions tempérées non palustres, quoique la température soit plus élevée et les oscillations plus amples, « 1 Production de fièvres palustres lors du remuement des terres vierges; immunité relative lors du remuement des terres déjà mises en culture précédemment. Les cir- constances hygiéniques et météorologiques peuvent d'ailleurs être les mômes de part et d'autre. Lors des grands travaux de terrassement, non-seulement les ouvriers exposés aux intempéries, mais aussi les habitants des villes dans leur commode demeure, sont su- jets aux fièvres palustres; ce n'est donc point aux fatigues ni aux vices de l'hygiène des travailleurs qu'il faut attribuer la génération des pyrexies. La topographie et la météo- rologie comparées des contrées très-diverses, la géographie médicale, une foule de faits exigent en vérité l'origine miasmatique des affections dites fièvres à quinquina, palustres intermittentes. » G. L. (1) Heusinger, Recherches de pathologie comparée, Cassel, 1853, vol. I, p. 414. — Re- port of the gênerai Board of Health on the épidémie Cholei^a, Londoa, 1850, p. 63.— Jacquot, De l'origine miasmatique des fièvres intermittentes palustres ou à quinquina, Paris, 1855-1853. (2) Hudson, An inquiry info the Poison o/ Fei'er, Westminster, ISI!, p. 2i. 11 ne nous a pas été donné de vérifier ces deux faits dans le texte original. (3) Bechi, Comptes rendus de l'Acad. des sciences, t. LI[, p. 853.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21055373_0023.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)