Traité des maladies infectieuses : maladies des marais : fièvre jaune : maladies typhoïdes, fièvre pétéchiale ou typhus des armées, fièvre typhoïde, fièvre récurrente ou à rechutes, typhoïde bilieuse, peste; choléra / par W. Griesinger ; tr. d'après la 2. éd. allemande et annoté par G. Lemattre.
- Wilhelm Griesinger
- Date:
- 1868
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité des maladies infectieuses : maladies des marais : fièvre jaune : maladies typhoïdes, fièvre pétéchiale ou typhus des armées, fièvre typhoïde, fièvre récurrente ou à rechutes, typhoïde bilieuse, peste; choléra / par W. Griesinger ; tr. d'après la 2. éd. allemande et annoté par G. Lemattre. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Francis A. Countway Library of Medicine, through the Medical Heritage Library. The original may be consulted at the Francis A. Countway Library of Medicine, Harvard Medical School.
32/576 (page 20)
![peut être rangé au nombre des causes adjuvantes ; le refroidissement en ■jarticulier doit être considéré comme la cause occasionnelle la plus fré- quente ; le lait, l'eau froide, les fruits sont surtout regardés comme nuisibles. § 18. Une attaque antérieure est une cause essentielle de prédis- position. — Rien ne prédispose plus aux fièvres intermittentes qu'une attaque antérieure ; une attaque véritable ne donne aucune immunité pour les attaques ultérieures, et il est peu de maladies présentant une tendance aux récidives si forte et si durable ; sous ce rapport elles sont en antagonisme bien marqué avec les maladies typhoïdes et la fièvre jaune. Cette disposition que présentent certains organismes après une pre- mière attaque appartient à un trouble constitutionnel qui pendant longtemps ne se manifeste par aucun symptôme et semble presque s'éteindre, comme cela a lieu pour la goutte, la syphilis, l'intoxication saturnine, mais une cause occasionnelle quelconque agit-elle, la maladie se traduit bientôt par des manifestations aiguës, par de nouveaux accès de fièvre. § 19. Causes de la fièYre intermittente sporadique. — Il y a peu de chose à dire, au point de vue des données générales et positives, sur les causes qui font naître la fièvre intermittente sporadique dans des contrées oii elle ne règne pas d'une manière endémique ; beaucoup de ces faits ont été élucidés : c'est ainsi que les frissons de l'infection purulente, que l'on confondait avec ceux de la fièvre intermittente, ont reçu une explication rationnelle ; on observe encore des accès réguliers avec des stades alter- natifs de chaleur et de froid dans les affections de l'urèthre, mais nous ne trouvons point ici d'anémie, point de cachexie antérieure, la maladie se développe sans incubation en vertu d'un trouble général vraisemblable- ment purement nerveux ; au chapitre du diagnostic nous passerons en revue quelques autres états morbides qui peuvent simuler la fièvre inter- mittente. Dans les contrées qui ne sont point des pays de fièvres, on voit parfois se former d'une manière évidente des foyers miasmatiques ; ce sont,, par exemple, des prés qui débordent au voisinage de quelques maisons isolées, des étangs avec une eau stagnante, etc., bien que l'action se li- mite à quelques cas isolés, elle n'en reconnaît pas moins pour causes les conditions que nous avons signalées plus haut. § 20. Pathologie comparée des maladies paludéennes. — NouS de- vons faire mention des dispositions que présentent les animaux à contrac- ler la fièvre intermittente. Il est bien étonnant que l'influence du miasme ne s'exerce point sur les animaux domestiques, dans certaines contrées à fièvres, dans le delta du Rhin par exemple, en Hollande [Steifensand, Guis- lain], dans l'Ost-Frise et en Wesphalie [Bierbaum] ; d'autres faits nous montrent que presque tous ces animaux en d'autres lieux contractent les maladies des marais. Dans la Bresse, de même que l'homme, ils sont soumis à une véritable cachexie palustre avec torpeur de la rate [Nepple],](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21055373_0032.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)