Les oeuvres de Pierre-François-Bénézet Pamard, chirugien et oculiste, 1728-1793; un contemporain de Daviel / éditées pour la première fois d'après ses manuscrits par son arrière-petit-fils Alfred Pamard et P. Pansier.
- Pierre-François-Bénézet Pamard
- Date:
- 1900
Licence: In copyright
Credit: Les oeuvres de Pierre-François-Bénézet Pamard, chirugien et oculiste, 1728-1793; un contemporain de Daviel / éditées pour la première fois d'après ses manuscrits par son arrière-petit-fils Alfred Pamard et P. Pansier. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![fixation de la cornée par le trèfle implanté dans la cornée à deux millimètres du bord scléral ; 3“ son couteau trianguilaire. Plus tard il y ajoutera une quatrième inno- vation : la kératotomie supérieure. Pamard ne perd pas une occasion de s’élever contre les interprétations inexactes de sa méthode ; dans ses mémoires, dans ses lettres, il y revient à chaque instant: « Ce que j’ai trouvé mal de M. Demours, c’est qu’il déplace mon trèfle de l’endroit propice que je luy ai assig’ué. » 11 lui répond par une lettre adressée en 1783 aux rédacteurs du journal de médecine. « Quant à Guérin, dit-il, j’ai ri de son invention qui est ridicule... et n’écrivis rien contre lui. » A M. le Cat il reproche ég'alement de mal connaître sa méthode : « J’ay vu c|ue vous frondiez mon petit trèfle : je ne vous en sçay point mauvais g’ré ; vous l’avez essayé sans le connaître en plaçant la pointe sur la cornée opaque ; c’est la piqûre de l’aponévrose du muscle droit de l’œil qui occasionne les douleurs et les accidents. » 11 est vrai que ses mé- moires n’ayant pas été publiés, il n’était pas étonnant que son procédé ait été imparfaitement connu (1) ; on s’étonne que, voyant que l’Académie s’obstinait à ne point leur donner le jour, il ne se soit pas décidé à les publier lui-même, comme il en demandait rautorisation à l’Académie dans le post-scriptum de sa communication de 1784 sur la kératotomie supérieure. Remarquons encore que Pamard appelle son instru- ment le trèfle, et qu’il se défend d’avoir voulu faire une pique : « ...Ne dirait-on pas que je tiens mon instrument comme une pique par l’extrémité la plus éloig-née. » Et cependant c’est ce nom qui lui est resté. (I) Pellikr de Qeen’gsy {Recueil de mémoirca et observations sur les maladies de Uadl, Monlpollier, 1783, ]). 48, 62), jtas j)lus d'ailleurs (|ue Kurt Sprengel {Histoire de la cataracte, in Histoire de la Médecine, ï. VII, p. 68, 74, trad. de Joui'dan, Paris, 1803), n'ont de notions e.xactes sur la méthode opératoire de Pamard.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28039129_0037.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)