Les oeuvres de Pierre-François-Bénézet Pamard, chirugien et oculiste, 1728-1793; un contemporain de Daviel / éditées pour la première fois d'après ses manuscrits par son arrière-petit-fils Alfred Pamard et P. Pansier.
- Pierre-François-Bénézet Pamard
- Date:
- 1900
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Credit: Les oeuvres de Pierre-François-Bénézet Pamard, chirugien et oculiste, 1728-1793; un contemporain de Daviel / éditées pour la première fois d'après ses manuscrits par son arrière-petit-fils Alfred Pamard et P. Pansier. Source: Wellcome Collection.
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![ÉLOGE DE M. PAMARD Lu à la Séance publique de l'Alhénèe de Vauclune le 5 Vendémiaire an XI Par Je \n-Bapti.ste-A\toi-Ne-Bé\ézeï PAMABD Membre ou Associé de jdusieurs Sociétés savantes. Rappeler à la mémoire dos hommes ceux dont la vie eulière a été consacrée à leur utilité, c’est actpiérir un doid)le droit à leur reconnaissance, ])uis(pie c'est d’une part acquitter la dette de la société, et de l’autre faire iiaitre rémulation (pii, à son tour, est capable d’enfanter les plus grandes choses. Lorsque Henri IV entendit, dans le parlement, nommer Louis XII le Père du peujde, il se sentit pénétré du désir de l’imiter, et il le surpassa. Ma voix est foible, mon jugement n’est pas d'une autorité im- posante ; je ne dois point me flatter de déterminer mes sembla- bles à de grands dévonments, d’allumer eu eux la llamme du génie;les sentiments (pie je conserve pour l'homme dont je veux vous entrétenir, les liens cpii m'attachoient à lui jieuvcnt rendia' d’ailleurs mon hommage suspect ; mais s’il reçoit votre snlfrage, si mon discours n’est rien qiie l’expression de ce cpie vous avez vous-même pensé, mon espérance ne sera point trompée, vous justifierez mon entreprise et vous lui donnerez tout l’eflet que je m’en promets. Pierre-François-Bénézet Pamard na(piit à Avignon le 7 avril 1728. Son père, chirurgien estimable, le destina dès le berceau à lui succéder et à soutenir ainsi la réputation de ses ancêtres, (pii depuis plus d’un siècle exerçoient la chirurgie avec distinction dans cette ville. Les premières années de sa vie furent donc soi- gneusement cultivées. L’éducation perfectionna les dons de la nature. Vivacité, ardeur de tout savoir, promptitude à tout saisir, à tout comprendre, facilité à exprimer ce qu’il avoit conçu, telles furent les qualités qui annoncèrent le rang (pie le jeimo élève occuperoit nn jour parmi les Maîtres de l’Art. Placé de bonne heure à l’inipital d’Avignon, envoyé ensuite à Montpellier, h Paris, partout il se livra à son jienchant junir l’ijtudo. Si son travail fut soutonn, ses progrès furent rapides. Il](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28039129_0425.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)