Les oeuvres de Pierre-François-Bénézet Pamard, chirugien et oculiste, 1728-1793; un contemporain de Daviel / éditées pour la première fois d'après ses manuscrits par son arrière-petit-fils Alfred Pamard et P. Pansier.
- Pierre-François-Bénézet Pamard
- Date:
- 1900
Licence: In copyright
Credit: Les oeuvres de Pierre-François-Bénézet Pamard, chirugien et oculiste, 1728-1793; un contemporain de Daviel / éditées pour la première fois d'après ses manuscrits par son arrière-petit-fils Alfred Pamard et P. Pansier. Source: Wellcome Collection.
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![celle, un seul trait de lumière venoit-il à luire pour lui, c'en étoit assez, son génie s’enflammoit et répandoit le plus grand joiir sur tous les points de l’objet. Ce rpi’il avoit ainsi vu l’instruisoit à connaître le reste ; le plus difficile alors étoit fait, le mal étoit connu, il ne s’agissoit plus que d’y remédier et son esprit fécond en ress'ources en trouva souvent dans des cas qui avoient paru désespérés. Le plan du traitement conçu, il le traçoit avec beau- coup d’élégauce et de clarté, il recommandoit ipi’on l’exécutât avec exactitude, il en faisoit sentir les avantages, il en promettoit le succès. Les lumières qui l’avoient frappp le rendoient confiant dans l’événement ; son assurance, sa fermeté encourageoieut les malades, déjà guéris à moitié par l’heureuse disposition d’esjirit où il les mettoit. Lui laissoit-ou quelques loisirs, il savoit les mettre à profit toujours d’une manière utile. Entre les objets ipii l'occiqjoient dans ces momens, il en est un ({u’on no me j^ardonneroit pas de passer sous silence. La prati(pio lui faisoit connaitre tous les jours, de plus en plus, l’utilité des conuoissances anatomiques. Quoûpi’il en possédât de fort exactes, il sentoit le besoin do les entretenir. Mais comment y satisfaire ? cela n’étoit pas facile. On n’a pas dans les petites villes des cadavres luunains en grand nombre, ni dans les tems qu’on les voudroit. Un certain préjugé, assez fort dans ce temps-là, et dont on n’est pas bien revenu encore, faisoit regarder la dissection des cadavres comme uiu^ sorte de profanation ; à peine la permettoit-on quand l'iiitérèt de la famille commandoit ce sacrifice. Comment parer à tant d’inconvéniens ? Sa résolution fut bientôt prise : en figurant en carton, en papier mâché, en filasse et autres substances aisées à mettre en œuvre, les différentes ])arties du corps humain. On sent la difficulté de l’entreprise. L’embarras qu’il éprouva dès le début le décida presipie à renoncer à l’ouvrage. Comment représenter les humeurs di's yeux ? On ne pouvoit le faire cpi’avec des verres ; il en lit donc tailler d’une manière convenable pour figurer ces humeurs ; cela fut d’autant plus possible, qu’elles ressemblent jiluti'it à des corps transparens solides, qu’à des liqueurs copiantes, aussi y réussit-on parfaitement. C’est la seule part (pi’uue main étran- gère ait eue au travail, lui seul fit tout le reste. Il cnveloj)pa successivement ces humeurs de leui’S tuniipies, pouixut celles-ci de leurs vaisseaux, de leurs nerfs, des muscles destinés à mou- voir tout le globe ; il réussit en un mot si bien à imiter l’<eil humain, qu’il no douta plus du succès dans tout le reste. Cet œil fait, il falloit des paupières, un orbite ; l’orbite sup{to-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28039129_0431.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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