Les oeuvres de Pierre-François-Bénézet Pamard, chirugien et oculiste, 1728-1793; un contemporain de Daviel / éditées pour la première fois d'après ses manuscrits par son arrière-petit-fils Alfred Pamard et P. Pansier.
- Pierre-François-Bénézet Pamard
- Date:
- 1900
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Credit: Les oeuvres de Pierre-François-Bénézet Pamard, chirugien et oculiste, 1728-1793; un contemporain de Daviel / éditées pour la première fois d'après ses manuscrits par son arrière-petit-fils Alfred Pamard et P. Pansier. Source: Wellcome Collection.
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![. Étant à Valence en 1783, où il venoit défaire plusieurs opé- rations qui avoient eu le plus brillant succès, la Faculté de Médecine de cette Université lui olFrit des lettres de docteur qu'il accepta. Enlin la ci-devant Académie royale de Chirurgie mit le comble à sa gloire en plaçant son nom sur la liste de ses associés en 1784. Cette dernière faveur le remplit de joie. 11 y fut aussi sensible que s’il ne l’avoit pas méritée. Elle releva son courage, que l'àge, les sollicitudes domestiques, les tracasseries du monde et l’ingra- titude avoient un peu abattu, et il continua de travailler avec l’ardeur et la vivacité rp.ii lui étoient naturelles. La vérité fut son idole, toujours il la défendit avec chaleur. Doux et coulant sur tous les autres points, sur celui-là seul il étoit intraitable. L’intérêt qu’il témoigna pour elle le lit ti’aiter souvent d’homme vif, emporté. Que les âmes pusillanimes s’applaudissent de ce ([u’elles appellent prudence, sagesse, lenteur. M. Pamard étoit du nombre de ces hommes ardents, prom[)ts à mettre en œuvre ce qui leur paroit utile et l)on, en dépit des clameurs et des obs- tacles. Ceux qui ont moins de sagacité, de i)énétration, ne voient pas aussi bien, ils doivent être plus réservés, j)lus timides ; lui, ne ])ouvoit hésiter qu’en dérogeant à ses lumières, (pi’en trahis- sant la vérité, et jamais il ne se rendit coupable de cette lâcheté. Ni le désir de ménager sa réputation, ni le besoin de s’attirer d(‘S égards par condescendance, rien no put l’y conduire, il étoit inflexible ([uand il croyoit avoir pris le bon parti et raremeiit il s’y trompa. Encouragés par sa fermeté, par sa constance iné- branlable, quebpies malades, évidemment sauv és jiar des procédés dont chacun blàmoit auparavant la hardiesse et la rigueur, justi- lièrent sa conduite et servirent à ])roùver (pie ce (ui’on avoit apiielé chez lui entêtement, ojiiniàtreté, n'étoit rien autre chose (pie ce sentiment de confiance en ses propres forces, (pii a élé toujours le partage des hommes distingués, en un mot (|u’uu respect inviolable pour la vérité. .le n’ai encore considéré M. Pamard ([ue sous les rapports (pii le lioient à la société publiipie, ([ui lui donnoient des droifs.aux louanges de la postérité. Son éloge demeureroit incomplet, si je ne m’arrêtois (luebpies instants sur ses vertus domestiipies. Père tendre et sans aveugle ])rédilectioii, il avoit pour tous ses enfants une égale sollicitude. Sa générosité envers eux eût été un véritable (bqioiiillemeiit, s’ils n’avoient |ias eu la d('‘!icatesse d’y mettre des bornes. Fils aimant et re.spectueux, parce ipi’il étoit père sensible, il avoit à oO ans pour le sien la soumission,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28039129_0435.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)