Valeur thérapeutique de la résection de la saphène dans le traitement des varices : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 19 novembre 1904 / par Émile Rouquette.
- Rouquette, Émile, 1877-
- Date:
- 1904
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Credit: Valeur thérapeutique de la résection de la saphène dans le traitement des varices : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 19 novembre 1904 / par Émile Rouquette. Source: Wellcome Collection.
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![\'ers k'S varic es en dedans on en delujrs et en dedans de longues incisions le long de la jambe, incisions qu’il réunit ensuite et (jui produisent des obstructions veineuses multiples. On s’est demandé si la résection ne produit pas des troubles consécutifs ; Rémy, jugeant d’après les résultats obtenus chez ses opérés, y répond d’une fac'on assez pxécise. La résection, d’après lui, d’une très grande portion des veines du mollet et de la cuisse, même depuis le tronc de la saphène interne jus- cpi’au triangle de Scarpa, ne produit aucun trouble dans la cir- culation du membre. Trendelenburg l’explique ainsi : « La saphène interne n’est pas la seule veine qui ramène le sang du territoire des saphènes. La saphène externe et les veines pro- fondes de leur ccjté exercent une garde vigilante.-» La saphène externe, devenue malade à son tour, la poplitée, la fémorale et les veines profondes assurent encore la circula- tion. Peut-on espérer par la résection obtenir la guérison complète du malade ? 11 ne le semble pas, car on ne peut atteindre par l’cjpération le principal coupable c]ui, très probablement, est le système nerveux, mais cjn obtient toutefois une très grande «amélioration. Nous voyons, en effet, s’améliorer et disparaître souvent même un grand nombre d’accidents dus aux varices : l’œdème disparaît ; les ulcères, qui sont dus d’une part aux troubles ciiculatoires, d’autre part à un état diathésiciuC (arthritisme, herpétisme) bénéficient beaucoup de l’interven- tion qui en a fait disparaître le principal facteur, c’est-à-dire l’énorme pression de la colonne sanguine. Ne voit-on d’ailleurs pas souvent les ulcères guérir par le décubitus dorsal, qui fait disparaître l’action de la pesanteur et reparaître dès que les malades marchent. Les phénomènes douloureux sont très atténués, la douleur disparaît la plupart du temps complètement. Les troubles do la peau (érythèmes, eczém«as) diminuent eux aussi considérablement.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22420575_0034.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)