Traité anatomique de la chenille, qui ronge le bois de saule. Augmenté d'une explication abrégée des planches, et d'une description de l'instrument et des outils dont l'auteur s'est servi pour anatomiser à la loupe et au microscope / Par Pierre Lyonet.
- Pierre Lyonnet
- Date:
- 1762
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité anatomique de la chenille, qui ronge le bois de saule. Augmenté d'une explication abrégée des planches, et d'une description de l'instrument et des outils dont l'auteur s'est servi pour anatomiser à la loupe et au microscope / Par Pierre Lyonet. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![couverte me fit aufii-tôt quitter les Infectes, &, fans prendre avis, ni en être requis de perfonne , j’entrai dans une Lice, où je me trouvai tout aulïi neuf, que je Pavois été en Anato¬ mie, & j’eus le bonheur d’y réuffir alfez, pour m’apercevoir qu’on celfe quelquefois d’être agréable, lors qu’on commence à devenir nécelfaire. Cela ne me rebuta pourtant pas. Je con¬ tinuai encore pendant cinq ans le même travail. Enfin, S. A. R., Madame la PrincefTe Gouvernante, fenfible à mon pro- cédé, m’en ayant fait témoigner fa fatisfaélion , s’offrit de me recompenfer, en me laiflant le choix des Emplois qui vien- droient à vaquer. Content de ma fortune , je ne jugeai pas à propos de profiter de cette offre , & je me bornai à quelque marque publique de diftinéfion, qu’elle m’eût fait donner, fane des obftacles, dont ce n’efl pas ici le lieu d’inftruire le Public. Quoiqu’il en foit , ce qui fe paffa alors, me fit reffouvenir de mes Infeétes, <Sc fi je ne me repentis pas d’avoir, pendant flx ans, ufé mes facultés à fervir ma Patrie, je regrettai du moins d’avoir abandonné fi longtems un Ouvrage que je defirois d’a¬ chever. Je pris le Burin, dont j’avois prefque oublié le manie¬ ment ] & au bout environ de deux ans & demi de travail, Peuvent interrompu , je parvins à finir mes dix-huit Planches, dont je gravai, pour plus de précifion, moi-même toutes les Lettres «Sc l’Ecriture. C’eft ainfi , comme l’on voit, que cet Ouvrage eft plutôt le fruit de quelques boutades de mauvaife humeur, que d’un goût décidé pour l’Anatomie. Qu’on ne croye cependant pas, pour cela, que j’aye traite mon](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30414027_0072.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)