Licence: Public Domain Mark
Credit: Arthrites tuberculeuses. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Harvey Cushing/John Hay Whitney Medical Library at Yale University, through the Medical Heritage Library. The original may be consulted at the Harvey Cushing/John Hay Whitney Medical Library at Yale University.
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No text description is available for this image![scapulalgie ; nous n'hésitons pas à recommander cependant, en telles circonstances, la circonspection la plus grande avant de formuler un diagnostic et des indications opératoires. La durée de la maladie, l'apparition de la suppuration, doivent faire pencher pour la tuber- culose. Nous avons observé une ostéoarthrite post-typhique qui aurait pu en imposer pour une tumeur blanche. Les mouvements étaient fort difficiles, soit volontairement, soit passivement : l'humérus entraî- nait l'omoplate dans les mouvements d'abduction du bras. Le moignon de l'épaule était amaigri et présentait, saillantes sous la peau, les diverses éminences osseuses, apophyse coracoïde, acromion, tète numérale, tant était considérable l'atrophie du deltoïde : une autre conséquence de celle-ci était Y allongement apparent du membre. En aucun point nous ne trouvions de fongosités, pas d'adénopathie axillaire. La maladie avait débuté plusieurs mois après une fièvre typhoïde traitée par les bains froids chez un sujet non rhumatisant ; les seuls symptômes furent cette atrophie précitée et des douleurs persistantes diurnes ou nocturnes. Sans les anammestiques, nous aurions penché pour une carie sèche. Le repos, les révulsifs, l'amélioration de l'étal général permirent d'obtenir la guérison qui persiste aujourd'hui dix-sept ans plus tard. Lésions pêri-articulaires bacillaires. — II est parfois difficile de différencier la gène des mouvements, due à]une arthrite acromio- claviculaire, à une ostéite de l'acromion, de la clavicule, et même de l'extrémité supérieure numérale, de celle qui estproduiteparl'arlhrite scapulo-humérale. En général, la palpation minutieuse permettra de faire le diagnostic. On pourra ainsi reconnaître les synovites à grains rhiziformes sous-deltoïdiennes. Une opération hâtive dans ces différents cas de lésions péri-arlicu- laires permettra souvent de préserver la jointure. Quant à l'affection improprement désignée sous le nom de péri- arthrite, et qui consiste en une inflammation chronique de la bourse séreuse sous-deltoïdienne et sous-acromiale, elle peut cer- tainement prêter à la confusion. L'aplatissement du moignon de l'épaule dû à l'atrophie du deltoïde, l'arthralgie souvent très vive, l'immobilisation de l'humérus solidarisé avec l'omoplate, des points douloureux à la pression au voisinage de l'acromion, de l'apophyse coracoïde, peuvent certainement faire croire a une affection tuber- culeuse, surtout si cet état pathologique dure depuis plusieurs mois. Cependant le début constant, immédiatement après un traumatisme sans intervalle libre, à l'occasion d'Un coup, d'une chute, d'une rotation forcée du bras, d'une entorse, l'apparition immédiate des symptômes, l'aspect vigoureux, en général, des sujets, l'absence de toute tendance à la suppuration, éloignent l'idée de scapulalgie. Notons aussi que](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21023694_0028.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)