Dictionnaire de diagnostic médical : comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région / E.J. Woillez.
- Eugène Woillez
- Date:
- 1870
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Credit: Dictionnaire de diagnostic médical : comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région / E.J. Woillez. Source: Wellcome Collection.
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![la portion extra-crânienne du nerf facial dans la syphilis constitutionnelle. D’autres accidents plus communs, surtout chez les enfants, sont ceux que déter- mine le développement des ganglions bronchiques produit par l’alfection tuber^ culeuse ou par toute autre cause (Voy. Bronchiques [Ganglions]. Les tumeurs ganglionnaires ont donné lieu à des erreurs de diagnostic contre lesquelles il faut être en garde. On a pris pour des exostoses de simples adé- nopathies sous-occipitales, à cause de leur position immédiate sur l’os. Une tumeur glandulaire de l’aine, un peu élastique en raison d’un foyer purulent qui existait à son centre, et avec laquelle coïncidaient une constipation opi- niâtre et des vomissements de matières stercorales dus sans doute à un engoue- ment stercoral, fut prise pour une hernie étranglée (Macilwain, Surgical ohserv., 1830). 2° Conditions pathologiques. —A l’exception des causes traumatiques agis- sant sur les ganglions eux-mêmes, comme le froissement du col d’uniforme chez les soldats (Larrey, 3Iém. deVAcad. de méd., t. XVI), les lésions locales qui donnent lieu à la production des adénopathies sont, suivant Velpeau , à qui l’on doit d’avoir insisté sur l’importance des lésions locales comme causes d’adé- nite , les angioleucites et toute inflammation superficielle de la peau, toute plaie ou excoriation, toute éruption locale, et même les luxations et les frac- tures, dans la zone anatomique des lymphatiques qui aboutissent aux ganglions engorgés {Arch. de méd., 1836, t. X). Certaines maladies générales ou constitutionnelles déterminent des adénites ou des adénopathies qui tantôt dépendent de lésions localisées de ces maladies générales, comme des lésions cancéreuses, scrofuleuses, diphthéritiques, et qui tantôt sont sous la dépendance de la maladie générale elle-même. Parmi ces dernières, je dois citer : la tuberculisation (carreau, adénopathie tuberculeuse des ganglions bronchiques) , la syphilis constitutionnelle (adénopathies syphi- litiques indolentes des aines, de l’aisselle, et surtout celles en chapelet à la partie postérieure et latérale du cou), le cancer, se généralisant dans les gan- glions eux-mêmes (Bouillaud, Arch. de méd., 1824 ; Broca, Soc. anat., 1850), enfin la cachexie, appelée improprement leucocythémie lymphatique, donnant lieu à une hypertrophie spéciale parfois monstrueuse de la généralité des gan- glions lymphatiques {Voy. Cachexies). 3° Signification. — Les adénites ou les adénopathies sont assez souvent des données séméiologiques qui servent de point de départ [au diagnostic, lorsqu’on les constate de prime abord, à la simple vue ou à la palpation. D’autres fois , elles sont recherchées comme données complémentaires du diagnostic déjà établi ou encore incertain; c’est ce qui arrive, par exemple, s’il existe une des lésions extérieures qui peuvent donner lieu à l’adénite, s’il existe une angioleucite , si l’on constate une manifestation scrofuleuse d’une autre espèce que l’engorge- ment ganglionnaire, si enfin on soupçonne l’existence d’une syphilis consti- tutionnelle. Quelle que soit la voie par laquelle on est arrivé à constater l’adénopathie, le point capital est de remonter à son origine, c’est-à-dire d’établir si elle a pour point de départ une lésion simplement locale ou l’une des affections générales précédemment rappelées. Velpeau a fait observer que l’origine locale de l’adéno- pathie n’était pas toujours facile à déterminer; il arrive, en effet, que la tumé- faction ganglionnaire persiste après la disparition de la lésion qui en a été l’ori- gine. Si l’on songe alors à remonter aux commémoratifs , on arrive le plus souvent à déterminer cette cause, à moins que la lésion ait été trop légère pour attirer l’attention ou qu’un long, un très-long intervalle se soit écoulé entre le WoiLLEZ. — Dict. de Diagn. 2* édit* 2](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24991922_0027.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


