Dictionnaire de diagnostic médical : comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région / E.J. Woillez.
- Eugène Woillez
- Date:
- 1870
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Credit: Dictionnaire de diagnostic médical : comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région / E.J. Woillez. Source: Wellcome Collection.
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![d’apprécier la quantité relative de ralbiiiiiiiie contenue dans la masse de Turine des vingt-quatre heures, à moins de tenir compte de ralimentation des malades, ou de leur faire suivre un régime végétal. En déllnilive, ])our éviter les erreurs auxquelles expose la constatation de l’al- bumine dans burine, le praticien doit avoir présents à la pensée les faits suivants : a. Les urines peuvent être troubles apres leur émission sans contenir néces- sairement de l’albumine ; b. L’urine alcaline, traitée par la chaleur seule, peut donner un précipité non albumineux [phosphates) ; c. L’urine acide, traitée par la chaleur seule, peut fournir un précipité de carbonates ; d. L’urine acide, traitée par l’acide azotique seul, donne parfois un précipité d'acide urique ou à'urate d'ammoniaque; e. Les urines de digestion (rendues après les repas) sont quelquefois les seules dans lesquelles on constate la présence de l’albumine pathologique ; f. Les aliments azotés, et notamment les œufs, peuvent produire par eux- mêmes une albuminurie passagère ou accidentelle. B. Constatation DE Valbumine DANS des liquides autres que l’urine.— J’ai peu de choses à dire sur cette question très-limitée, car la recherche de l’albumine dans les liquides autres que l’urine est très-rarement utile au dia- gnostic. On a précipité ralhumine du sérum du sang dans certaines maladies, et par exemple dans la fièvi’e jaune, où il a donné un précipité bleu verdâtre (Du- troulau. Maladies des Européens dans les pays chauds) qui y dénote les prin- cipes colorants de la bile ; mais c’est un fait très-secondaire dans l’histoire de cette grave maladie. Je ne connais qu’une circonstance où il serait intéressant de savoir si un liquide fourni par l’organisme, et autre que l’urine, contient ou non de l’albumine. C’est lorsque l’on ignore l’origine d’une sérosité claire rendue par les voies naturelles, où l’on peut soupçonner que la rupture d’une collection séreuse se soit faite, ou bien d’un liquide fourni par la canule d’un trocart explorateur. La recherche de l’albumine dans ce liquide permet de décider si l’on a affaire à une simple collection séreuse ou bien à un kyste hydatique. Le liquide des collections séreuses, en effet, fournit toujours, lorsqu’il est traité par l’acide azotique et par la chaleur, un précipité très-abondant d’albumine, tandis que le liquide bydatique, traité de même, ne donne aucun précipité et conserve sa transparence. Ce caractère négatif a une grande valeur dans les cas où le liquide d’un kyste hydatique ne montre ni lambeaux membraneux, ni échinocoques, ni leurs crochets au microscope. ALBUMINURIE. — Malgré les raisons données par les pathologistes qui pensent qu’on doit restreindre le sens du mot albuminurie, en l’appliquant à la maladie de Bright, je persiste à croire qu’il y a un avantage inconteslable à trai- ter à part, au point de vue du diagnostic, de la présence de l’albumine dans l’urine, d’une manière générale. Envisagée en effet comme phénomène séméio- logique, la constatation de l’albumine dans l’urine s’impose cà l’attention du pra- ticien, car tantôt elle est un point de départ précieux pour ses inductions dia- gnostiques, et tantôt un élément qui les complète ou les redresse. 1° Caractères. — La constatation de l’albumine dans l’urine est le caractère essentiel de l’albuminurie. J’ai suffisamment indiqué dans l’article précédent comment on devait s’y prendre pour arriver à cette constatation et pour éviter les chances d’erreur auxquelles on est exposé. Outre ce signe directement constaté de l’albuminurie, il en est de secondaires, les uns que l’on peut consi- dérer comme les conséquences de la perte de l’albumine du sang par les urines.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24991922_0041.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


