Dictionnaire de diagnostic médical : comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région / E.J. Woillez.
- Eugène Woillez
- Date:
- 1870
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de diagnostic médical : comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région / E.J. Woillez. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by Royal College of Physicians, London. The original may be consulted at Royal College of Physicians, London.
85/1132 page 75
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![lionnol aRaloguo, dans lequel l’anévrysnio, (|uoi(iuc laleni à rauscullalioii, avait éiialeiRonl érodé les verlèbres, en jirodiiisanl une incurvalion à angle droit de la colonne rachidienne, au niveau de la sepliénie vertèbre dorsale. 11 existait, en outre, une douleur dorsale, des douleurs subiles, lancinantes dans les membres inférieurs, et un affaiblissement notable de leurs mouvements [Bnl. de VAcad. de méd.]. — S’il y a simple dilatation de l’aorte thoracique descendante, on trouve à son niveau les memes signes stéthoscopiques qu’au niveau de la dilatation de la crosse aortique, qui existe d’ailleurs en meme temps, ainsi que Yalleix l’a observé dans les faits qu’il a rassemblés, et comme je l’ai vu moi-méme deux fois. Ilï. Anévrysmes de l’aorte abdominale. Tantôt ils sont caractérisés par une tumeur plus ou moins volumineuse, située ordinairement entre l’épigastre et l’ombilic, appréciable au palper, qui peut la circonscrire et percevoir des battements expansifs isochrones cà ceux du pouls, et accompagnés, à l’ausculation, d’un hruit ou d’un sauf/le simple très-sonore. On a cité un malade qui croyait entendre un sifflement au niveau de la tumeur. Ce qu’il y a de remarquable ici, c’est l’absence de phénomènes fonctionnels ou physiques du côté de la poitrine, à moins de complications. Mais il n’en est pas de meme pour les organes abdominaux : on a constaté dans différents cas des douleurs très-vives, intermittentes, dans la région lombaire ou à riiypogastre, et meme aux extrémités inférieures (Reatty), des vomisse- ments chez des sujets atteints d’une tumeur anévrysmale à l’épigastre, des selles involontaires, Vœdème des membres inférieurs, la paraplégie, des dou- leurs dans le bassin, et peut-être aussi des pertes utérines (Pennock), suivant le siège occupé par la tumeur. — L’anévrysme peut s’ouvrir dans le péritoine, d’où une péritonite mortelle. Moutard-Martin a vu la rupture se faire une fois dans h plèvre, et causer subitement la mort [BuL Soc. anat., 1815). Dans les cas de tumeur, le diagnostic est assez facile si l’on tient compte de la matité, du souffle perçu à son niveau, et surtout de son expansion à chaque battement. Toutefois, cette expansion avec souffle peuvent se rencontrer dans certaines tumeurs épigastriques, comme Ta vu W. Moore au niveau d’un abcès du foie, révélé par l’autopsie [Med. Press, 1867). Cette expansion n’a pas lieu dans le cas de tumeur solide soulevée par les battements de l’artère. Il faut convenir cependant qu’il est impossible, dans certains cas, de décider s’il y a expansion ou simple soulèvement de la tumeur, comme dans un fait de tumeur cancéreuse du pancréas rapporté par Amiral. La difficulté du diagnostic est plus grande si la tumeur est petite. Si l’on ne sent pas de tumeur, le diagnostic est impossible, attendu que l’on peut croire qu’il y a simplement des battements nerveux artériels {Vog. Battements). Celte impos- sibilité du diagnostic est absolue dans les cas d’aiiévrysme disséquant; aussi celte lésion n’a-t-elle jamais été reconnue qu’à l’ouverture des cadavres. — Dans le cas d’anévrysme varupieux de Taorle abdominale ouvert dans la veine cave inférieure, on a, pour le reconnaître, le bourdonnement continu avec ^ renforcements, qui se produit au niveau de la tumeur pulsatile de l’abdomen. D’autres vaisseaux que l’aorte ne peuvent-ils pas être le siège de tumeurs I faciles à confondre avec des anévrysmes aortiques ? Ou doit répondre affirmati- f veinent à cette question. On sait aujourd’hui que le tronc cœliaque est très- I rarement anévrysmalique, contrairement à ce que Ton pensait autrefois en raison I des battements épigastriques purement nerveux que Ton altribuail à tort à cet li anévrysme, qui aujourd’hui n’a qu’une importance anatomique. Il eu est de 1 même de Tanévrysme des artères hépatique et stomachique dans la plupart des](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24991922_0085.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)